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Artcurial propose à la vente 26 portraits de femmes dans le cadre de "Togeth’Her"

Adel Abdessemed propose ici un puissant portrait à la tête couchée de Golshifteh Farahani, actrice iranienne exilée.

Artcurial organise avec Artistes à la Une la vente caritative en ligne de 26 portraits de femmes remarquables, de Vivienne Westwood à Jane Campion, d’Amal Clooney à Kamala Harris.

La Monnaie de Paris accueille du 4 juin au 4 juillet "Artistes à la Une Togeth’Her" (après Vogue 2019 et Libération 2016), avec Madame Figaro qui célèbre ses 40 ans (1980-2020) décalés d’un an à cause du… covid: 26 artistes, femmes et hommes, imaginent la "Une" en réalisant les portraits de femmes qui ont joué un rôle dans notre histoire contemporaine. La plupart des œuvres seront éditées en estampe au format homothétique du magazine. Les originaux, eux, seront vendus aux enchères par Artcurial entre le 30 juin et le 6 juillet sur leur site.

"Mes films réagissent à l’obsession de la société pour la normalité."
Jane Campion
Réalisatrice

Partenaire de Togeth’Her, Nathalie Moullé-Berteaux, avocate en propriété intellectuelle, insiste sur l’art, lieu de défense des libertés. Elle se remémore les éditions précédentes: Palais de Tokyo, 2015, dans Paris meurtri par les attentats, où "je découvre l’engagement d’artistes pour la liberté de la presse et la liberté d’expression". Puis mars 2016, avec la tour Eiffel aux couleurs de la Belgique frappée par le terrorisme. Son cabinet "participe à la vente des œuvres au profit de Reporters Sans Frontières" et s’engage en 2019 aux côtés d’Artistes à la Une en faveur des programmes ONU Femmes.

Couples sujets-artistes

Ces 26 portraits cristallisent des couples sujets-artistes prenants. Parmi ceux-ci, un portrait par le Français Abdelkader Benchamma pour qui le dessin est "une écriture qui montre ce qui n’existe pas". Il offre un portrait de la Néozélandaise Jane Campion à l’encre né des branches mouvantes qui l’encadrent. Cette fluidité nourrit l’œuvre de Campion, portraits de femmes qui se libèrent de leurs carcans: "Mes films réagissent à l’obsession de la société pour la normalité", souligne la lauréate de deux Palmes d’Or ("Pee"l, 1986; "La leçon de piano", 1993), devenue la première réalisatrice présidente du jury cannois.

Abdelkader Benchamma propose un portrait de la Néozélandaise Jane Campion à l’encre né des branches mouvantes qui l’encadrent. ©Artcurial

Le Constantinois Adel Abdessemed (qui migre à Lyon en 1994 à cause de la guerre civile algérienne) "crée des œuvres de résistance" en usant de tous les langages. Il propose ici un puissant portrait à la tête couchée de Golshifteh Farahani, actrice iranienne exilée. Attaquée à l’acide à l'adolescence par un homme qui la juge "pas assez couverte", elle a la main brûlée. En 2008, avec Leonardo DiCaprio, dans "Mensonges d’État", de Ridley Scott, elle devient la première star iranienne à Hollywood depuis la révolution islamique de 1979. Téhéran lui confisque son passeport? Elle réussit à sortir d’Iran. "Tourner, c’est ouvrir la porte du paradis", dit-elle. Dans le film de l’écrivain-réalisateur Atiq Rahimi, tiré de son livre "Syngué Sabour", Goncourt 2008, elle incarne une femme qui s’affranchit par la parole.

Fanta Diakité a 18 ans. En 2016, sa cécité la mène à l’Institut national des jeunes aveugles, où elle apprend le braille et réajuste sa vie. Lors d’une sortie scolaire à la galerie Templon, elle touche les œuvres de "Catharsis", de Prune Nourry, réalisées au cours du traitement de l’artiste contre le cancer du sein. "L’art était pour moi une forme abstraite, visuelle. Je me disais: 'Ça, ce n’est pas pour moi!'", s’émerveille Fanta. Sa découverte de cette représentation d’un corps en souffrance a changé sa perception du tout au tout.

"Artistes à la Une – Togeth’her", exposition publique jusqu’au 4 juillet à la Monnaie de Paris. Vente aux enchères par Artcurial du 30 juin au 6 juillet. Plus d’infos sur togeth-her.com.

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