Jacqueline de Jong et Cindy Ji Hye Kim chez Rodolphe Janssen

Cindy Ji Hye Kim, "Riddles of the Id" (2020).

Beau doublé à la galerie Rodolphe Janssen qui présente pour la première fois la peintre hollandaise Jacqueline de Jong et joue la découverte avec le travail singulier de la jeune plasticienne coréenne vivant à New York Cindy Ji Hye Kim.

Dans les années 60, Jacqueline de Jong a partagé la vie d’Asger Jorn, le fondateur du groupe CoBrA, et fut très impliquée dans Mai 68 et le mouvement situationniste. D’origine juive, elle a failli être déportée à Drancy avec sa mère. C’est d’ailleurs la Première Guerre mondiale, la guerre du Golfe et la guerre en Syrie qui l’inspirent ici. Une transposition picturale d’un reportage de guerre, dont les couleurs appliquées à traits vigoureux jaillissent sur la toile comme autant de flammes.

Jacqueline de Jong, "War".

L'univers médiéval de Cindy Ji Hye Kim

En traversant la rue, on découvre le fascinant travail de sa jeune collègue coréenne qui tend ses toiles d’organza sur des châssis ouvragés en forme de roue ou de squelette (photo), se surimprimant par transparence à un récit en grisaille évoquant les esquisses des toiles de maître. L’artiste y questionne les processus de domination, mais aussi le cycle de la vie à travers le motif du cadran d’horloge. Un bel imaginaire médiéval.

>Jusqu’au 18/7/20, rue Livourne 32 & 35, Ixelles: rodolphejanssen.com

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