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Kowi Kowi masque les amateurs d'art, pas ses ambitions

Depuis Uccle, Jen Itzkowitch et de Gregory Berkowitsch ont créé des masques Folon, Lichtenstein, Dali, Folon, Le Chat, Magritte... Ils se vendent dans 18 pays. ©AntoninWeber / Hans Lucas

Lancés il y a 8 mois, les masques d'artistes Kowi Kowi connaissent un beau succès. Plus de 170.000 masques haut de gamme ont déjà trouvé preneurs dans 18 pays, et les partenariats se multiplient.

"Une cliente à Arlon hésitait à acheter nos masques pour sa boutique, les trouvant un peu chers. Elle a commencé avec une petite commande, puis, elle a enchaîné et nous a dit que l’on 'avait un peu sauvé son année'". Des histoires comme celle-là, Jen Itzkowitch et Gregory Berkowitsch en ont à la pelle.

Les deux jeunes entrepreneurs ont connu 8 mois intenses depuis le lancement de leur société Kowi Kowi en août. Leurs masques sont de plus en plus visibles dans la rue ou les boutiques. Et pour cause: ils en ont vendu plus de 170.000 depuis le lancement. "82% des gens en ont acheté une deuxième fois", pointe Berkowitsch. On ne parle pas ici du masque chirurgical, mais d’un produit haut de gamme en textile certifié avec des reproductions d’œuvres d’art et réalisé en partenariat avec les ayant droits ou les artistes, pour un prix proche de 19 euros. 20% des ventes passent directement par le site.

170.000
Masques
Kowi Kowi a déjà écoulé plus de 170.000 masques d'artistes dans 18 pays. Une aventure qui a été entièrement développée depuis Uccle, pandémie oblige.

Le masque est développé et commercialisé depuis la Belgique. La production a lieu dans une manufacture spécialisée dans le prêt-à-porter de luxe au Portugal dont le patron est partenaire du projet.

À Uccle, quatre personnes travaillent dans la start-up, fondateurs compris, sans compter les nombreux indépendants belges qui ont aidé à son développement.

Dès leurs débuts, des accords pour développer des masques Magritte, Van Gogh, Monet, etc. leur ont donné un beau coup de projecteur. Un jour de septembre, lors de la journée sans voiture, leur téléphone se met à biper. La famille royale, de sortie à vélo, arborait leurs masques Magritte dans les rues de la capitale. Une publicité inespérée.

"Allô, ici c’est Philippe Geluck"

C'est un de ces mêmes masques Magritte porté par Pierre Marcolini qui leur a valu un autre coup de fil. "Allô, ici c’est Philippe Geluck", le célèbre dessinateur du Chat avait demandé au chocolatier d’où venait son masque. La suite? Une collaboration avec le dessinateur populaire du Chat.

Les jeunes entrepreneurs devraient annoncer prochainement une nouvelle collaboration avec un artiste belge de "street art". Dans le monde entier, les vendeurs de la Maison Delvaux arborent un masque Kowi Kowi avec un logo Delvaux, offert également aux clients.

Anciens galeristes et marchands d’art, les fondateurs possèdent un avantage par rapport à d'éventuels concurrents, peu nombreux dans cette niche. Certains musées optent pour leurs propres masques. Il y a aussi Vistaprint, une société active dans les supports marketing, goodies, etc. Cette filiale de Cimpress, une société cotée sur le Nasdaq, propose des masques de Keith Haring et d'artistes et créateurs américains contemporains.  

"Les masques Kowi Kowi sont pour nous une façon de pouvoir s'exprimer autrement, par le biais de l’art."
Jen Itzkowitch
Cofondatrice de Kowi Kowi

"Notre rapport à l’art est différent. Les masques Kowi Kowi sont pour nous une façon de pouvoir s'exprimer autrement, par le biais de l’art. Nous voulons vraiment rester dans notre ADN qui consiste à mettre l’art et la culture en avant", insiste Jen Itzkowitch. Dali, Lichtenstein, Folon ou le Petit Prince, la gamme Kowi Kowi ne manque pas d'allure. Mais elle a obligé les fondateurs à réinjecter de l'argent plusieurs fois, pour payer le minimum garanti des licences. Sur certains artistes, la somme demandée était trop importante pour une structure de leur taille, et le partenariat n'a pas eu lieu.

Présents dans 18 pays

Leur premier marché reste la Belgique, mais les aspects "jeunes créateurs" et "start-up" sont porteurs à l’international. Présents dans 18 pays, les masques Kowi Kowi fonctionnent bien en Suisse, en France, aux Pays-Bas, ou dans les pays scandinaves. Ils sont aussi commercialisés au Japon et en Corée du Sud.

Au Japon, Kowi Kowi a trouvé place dans une des chaînes de département stores les plus en vue du pays, les Hankyu.

"Aujourd'hui, il reste un grand flou législatif sur les tests des masques."
Grégrory Berkowitsch
Cofondateur de Kowi Kowi

Pour être commercialisés au Japon, les masques ont dû subir une batterie de tests en laboratoire. "Au début de la pandémie, en Europe, les masques n'étaient testés que sur la rétention des particules. Aujourd'hui, il reste un grand flou législatif et aucune marque de masque n’est vraiment contrôlée. De faux certificats circulent. Regardez le scandale Avrox et de tous ces masques qui ont des particules d’argent. Pour aller au Japon, nous avons été testés sur pas moins de 350 substances nocives et nous avons passé les tests haut la main", assure Gregory Berkowitsch.

Mais alors que le ras-le-bol sanitaire guette, le principal risque n'est-il pas simplement que les gens abandonnent le port du masque à la première occasion ? "C’est difficile de se projeter, mais peut-être que les gens vont se rapprocher de la manière dont on l'utilise en Asie, notamment lors des pics grippaux", répondent les entrepreneurs.

Puis le fait de travailler avec des artistes vivants leur donne pas mal d'idées. Ils vont diversifier leurs produits. Comme quoi? Secret.

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