Paris, la capitale des oldtimers

©doc

Les 8 et 9 février, Paris va entendre vrombir les plus belles voitures au monde lors d’enchères organisées par les maisons Artcurial et Bonhams.

Les amateurs auront la difficile tâche de choisir entre une fantastique Bugatti 57, estimée à 3 à 3,5 millions d’euros, une élégante Alfa 6C 1942, estimée à 1 à 1,3 million d’euros, une extraordinaire Ferrari 250 GT 1958, estimée à 7 à 9 millions d’euros et une pléthore de Porsche 356, de Ferrari Teslarossa ou de Jaguar type E. Bien entendu, les deux salles de vente proposent l’incontournable Mercedes 300 SL 1957 estimée à une valeur de 800.000 à 1,2 millions d’euros. Ce sont des voitures qui ont marqué leur époque et passent les effets de mode. Elles s’apparentent à de véritables œuvres d’art.

©Thomas Vanhaute

Pour déterminer leur juste valeur, "il faut analyser ce que représentait la voiture lors de son lancement, son originalité esthétique et technique ainsi que sa qualité de fabrication", explique Xavier Molenaar, fondateur du site belge Oldtimerfarm, qui possède 300 ancêtres de stock. Ne placez pas trop d’espoirs dans une Renault 16 ou une Opel Ascona… Même BMW semble souffrir de ses lignes trop classiques. Une mythique Ford T centenaire en parfait état de fonctionnement se négocie largement sous les 20.000 euros.

Le prix d’achat n’est pas un critère aussi important que l’exclusivité due à un nombre limité de voitures produites (veillez à privilégier les premières séries) ou encore existantes. Une Rolls Royce Silver Shadow, la voiture préférée des têtes couronnées, se négocie à un prix proche d’une très belle Peugeot 205 GTi! "Les propriétaires de Rolls Royce ont souvent très bien entretenu leur voiture et toutes celles qui ont été produites existent toujours. Cela fait des milliers d’exemplaires, sans qu’il y ait autant d’amateurs. La cote est donc tirée vers le bas", précise Molenaar.

Alfa 6C ©Thomas Vanhaute

La qualité d’un modèle peut résulter de l’histoire de son propriétaire ou encore des résultats obtenus en course pour les voitures de compétition. Un point d’attention essentiel: il est impératif de bien vérifier l’état de la voiture et d’anticiper les frais futurs de restauration. "Une voiture ne reste pas éternellement en bon état. Sa valeur sera généralement la plus basse après 16 à 17 ans d’âge. Les caoutchoucs sont poreux, les tissus usés et les pneus n’offrent plus la même adhérence. Une restauration de plusieurs dizaines de milliers d’euros sera incontournable. La valeur de l’automobile remonte lorsque le véhicule approche de ses 25 à 30 années d’existence. Une voiture en très bon état vaudra deux fois plus que sa version à restaurer", explique Molenaar.

Le marché des voitures anciennes confirme une poursuite de l’envolée des prix pour les modèles les plus exceptionnels, avec une baisse parfois sensible pour ceux qui ne sont ni rares, ni originaux. "Les Porsche ou les Ferrari ont connu deux années de croissance de 30%. Mais en 2017, leur valeur a diminué de près de 30%. Les autres marques restent stables. Les vrais collectionneurs sont de plus en plus exigeants sur la qualité", remarque Molenaar. Les grandes marques (Porsche, Aston Martin, Ferrari,..) restent des valeurs sûres comme, en général, les cabriolets. L’amateur de risque peut éventuellement se pencher sur la cotation des premiers SUV, qui sont très à la mode aux États-Unis (les premiers BMW X5, Range Rover ou Mercedes ML), sans garantie de plus-value conséquente. Un site intéressant pour connaître gratuitement la cotation des Oldtimers: Hagerty.com.

Lire également

Contenu sponsorisé

Partner content