Un fragment de la coupe de "Lohengrin", vestige wagnérien, repose à Bruxelles

©AFP

On la croyait détruite en 1945. Le dernier fragment de la coupe de "Lohengrin" vient d'être retrouvé en Belgique.

Pièce de collection inestimable, le dernier fragment de la coupe de "Lohengrin" constitue un maillon ravivant la légende wagnérienne.

Considérée à tort comme détruite en avril 1945, la coupe de porcelaine, du moins un fragment, a résisté aux affres du temps et de la guerre. Il repose actuellement chez Patrick Collon, un facteur d’orgue renommé.

Créé à la demande de Louis II de Bavière, fervent admirateur de l’opéra wagnérien "Lohengrin", ce vestige apporte un éclairage sur le développement artistique du roi et son rapport à l’œuvre de Richard Wagner. S’identifiant au "chevalier au cygne", le roi "a imaginé les scènes qui ont été dessinées par son professeur de dessin", Leopold Rottmann.

Comment la coupe a-t-elle atterri à Bruxelles? "En fait, en 1949, les frères Wagner avaient fait parvenir ce fragment dans une jolie boîte à une bienfaitrice belge."

Son dépositaire actuel a récemment exhumé le fragment, orné d’un cygne doré et représentant la scène d’Elsa au balcon, pour les Wagnériens venant assister au spectacle "Lohengrin"d’Olivier Py. "C’est un ami perspicace qui m’avait dit: ‘Finalement elle est émouvante parce qu’elle est cassée’. C’est vrai, parce que dans toute sa gloire, elle n’aurait peut-être pas été aussi émouvante qu’elle l’est maintenant", confie Patrick Collon.

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