BRNS, la pop au cœur

©BRNS

Les Bruxellois de BRNS (lisez "Brains") reviennent avec un nouvel album, et passeront les prochaines semaines sur scène. Interview à la terrasse d’un bar à vin saint-gillois.

"SUGAR HIGH"

Note : 4/5

1 CD Yotanka — PIAS

Sur scène le 14/10 à Charleroi (Rockerill), 25/10 à Namur (Beautés Soniques), 17/11 à Bruxelles (Beursschouwburg), 22/11 à Gand (Democrazy) et 13/12 à Liège (Reflektor).

Après "Wounded" en 2012 et "Patine" deux ans plus tard, après un EP sorti cet été – EP dont un titre a d’ailleurs été clippé ("Hurts") –, les quatre s’offrent aujourd’hui un nouvel album globalement plus pop. Sur ce "Sugar high", à l’énergie souvent joyeuse, se glissent même ici et là quelques chœurs féminins! Reste que BRNS n’a en rien trahi ce dada pour des structures un peu cassées, ces petits glissements vers les chemins de traverse qui surprennent toujours. Que ce soit en concert ou sous le casque.

"Peut-être avons-nous eu moins peur de la répétition sur certains morceaux, répond Timothée, le batteur et chanteur. Sur d’autres, nous avons conservé une espèce de réflexe qui fait que, premièrement, nous ne savons jamais si telle partie est un couplet ou un refrain, et, là-dessus, il y a eu pas mal de débats, puis, deuxièmement, nous ne voulons jamais faire exactement la même chose sur telle ou telle autre partie. Mais on se soigne… Je pense que nous sommes en bonne voie pour devenir de grands, grands poppeux!"

Ironie bien sûr, car BRNS a toujours reconnu avoir un paquet d’influences, dont le dénominateur commun est… la pop. "Il ne faut pas avoir peur de la pop, et il ne faut pas non plus avoir peur de s’en éloigner", dit Antoine, le claviériste et bassiste.

BRNS - Encounter

Le troisième larron, Diego, le guitariste, lâche avec un petit sourire en coin: "Ça me rappelle trop les chants liturgiques qu’on chantait à l’église. Chaque fois, tu as un couplet avec une ligne de voix qui est exactement la même pour les cinq autres couplets qui suivent, et puis tu as le refrain que tout le monde chante, gnagnagna… c’est trop monotone!"

"On n’écrit pas non plus à la Dylan", reprend Antoine, posant son verre de rouge. Chez BRNS, on s’amuse d’abord avec la musique, on voit ce qui en sort, et ensuite seulement, on s’inquiète des textes! "Ce serait intéressant, une fois, d’essayer de révolutionner notre mode de fonctionnement, et de jouer par rapport à un texte. Ça ne nous est jamais arrivé. Je crois que ça se sent, qu’au niveau des textes, on n’a pas a priori quelque chose à raconter."

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