chronique

Geneviève Laloy, tout feu ardent

Le spectacle tiré de l’album "Allumettes" de Geneviève Laloy sera présenté ce samedi 29 octobre au Théâtre Marni. C’est déjà le quatrième opus de la chanteuse bruxelloise.

Les belles histoires sont faites de parcours romanesques. Celui de Geneviève Laloy fait partie de ceux-là, "plongée dans le milieu musical dès sa plus tendre enfance", notamment grâce à un entourage féru de musique. Passionnée et surtout soutenue dans cette passion, la jeune artiste enchaîne, pendant son adolescence, les stages et les cours de chant, de danse et de flûte traversière. Avec la majorité, arrive, comme pour tous, le choix décisif des études, qui implique aussi un choix de carrière. C’est à ce moment-là que Geneviève Laloy décide de partir faire un tour du monde, du Niger au Pérou, en passant par l’Équateur. C’est, du reste, une autre façon d’envisager l’avenir.

Le retour en Belgique la pousse à entamer des études d’anthropologie sociale et culturelle, un domaine qui sera celui de son métier, par la suite. L’enseignement ne lui fera cependant pas oublier la musique. Dans les années 90, en effet, elle s’associe avec Marie-Sophie Talbot et fonde le projet "Méli-mélo", un ensemble vocal inédit. Sa carrière sera partagée, continuellement, entre ces deux statuts, celui d’enseignante et d’artiste. L’un se nourrissant de l’autre, et inversement.

©laurence van Ruymbeke

Les belles histoires sont aussi jalonnées de décisions importantes. Pour Geneviève Laloy, il faut attendre 2002. C’est à cette période que le projet "Si la terre" naît dans son esprit. Elle l’envisage comme un spectacle et un album dont elle confie une partie de la réalisation à son cousin, Philippe Laloy. La suite? "J’ai composé un premier album sur le thème de la terre (‘Si la terre’), puis un deuxième sur l’air (‘Hirondelles’), un troisième sur l’eau (‘Bleue’) et aujourd’hui, la boucle se termine avec ce dernier album, ‘Allumettes’, composé de 14 chansons."

Echange des idées

Quatre albums, donc, en l’espace de 15 ans et de nombreux spectacles qui ne passent pas inaperçus. Certains y posent d’ailleurs quelque étiquette, à tort ou à raison, comme celle fréquente de "chanteuse pour jeune public": "Dans mes spectacles, je ne cherche pas avant tout à chanter pour la jeunesse ou le jeune public, mais davantage chanter pour l’enfance. En soi, chanter pour un public adulte ou un public enfant répond à une même démarche. Certes, la manière de parler, le ton sont forcément différents, mais globalement, cela demande la même préparation, la même mise en espace. C’est tout aussi exigeant. Évidemment, la réception du public est différente, c’est lié aux origines, aux statuts, aux personnes présentes, si l’enfant est seul ou accompagné par son père ou son grand-père."

"Il est important que les artistes aient toujours un rôle à jouer."
Geneviève Laloy
chanteuse

Ce samedi, c’est un concert totalement inédit qui attend le public. L’artiste bruxelloise y donnera une représentation unique, avec 10 artistes sur scène, plutôt que le trio habituel. Dans une ambiance teintée de folk, de jazz et d’un vaste panel de musique du monde, Geneviève Laloy sera entourée de Marie-Sophie Talbot, sa complice de toujours, mais aussi, entre autres, de Stefan Pougin, de Philippe Laloy ou encore de Didier Laloy.

Un spectacle qui se veut, aussi, plus "politique" que les autres? "Il y a peut-être, oui, une évolution dans les textes, qui peuvent paraître plus engagés. Je pense à des titres comme ‘La Part du Colibri’, ou ‘Cessez le feu’, qui font écho inévitablement à l’actualité. Il est important que les artistes aient toujours un rôle à jouer, notamment en ce qui concerne l’échange des idées qui est important."

"Allumettes", Geneviève Laloy, ce samedi 29 octobre à 15h au Théâtre Marni à Bruxelles, www.theatremarni.com, 02 639 09 82.

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