Publicité

Annabel Lee: "Retrouver ces vraies émotions d’avant"

Né en 2017, Annabel Lee se compose de Jérôme «Vankou» Damien à la basse, Hugo Claudel à la batterie et d’Audrey Marot à la guitare et au chant. ©Ines Ziouane

Les Fêtes de Wallonie se déclinent en musique du 16 au 19 septembre. À Liège, au Reflektor, les Nuits Indés permettront de (re)découvrir quelques groupes prometteurs. Pour Annabel Lee, ce sera l’occasion de renouer avec la scène.

À l’heure d’écrire ces lignes, nous sommes à un jour du premier concert de cette reprise pour le trio bruxellois (mais aussi un peu d’origine gaumaise). Pour Annabel Lee, ce sera à Sart-Messire-Guillaume dans le Brabant wallon, à l’occasion du SMG Festival. Mais surtout, il s’agira du premier concert devant un public debout, sans masque. «À l’ancienne», quoi ! Et ça, ce n’est pas rien, pour Audrey Marot et ses deux comparses. Terminés, les concerts en streaming!

La chanteuse et guitariste rit: «Ah oui, on a eu notre dose! Et le public aussi, je pense. Mine de rien, jouer devant des caméras, ou des gens assis, ce n’est pas qu’on perd la foi en ce qu’on fait mais ce n’est pas très motivant. Ce vendredi, j’espère sortir de scène en me disant que oui, c’est pour ça que je le fais, pour avoir ces émotions-là.»

Il est vrai aussi que l’année et demi écoulée fut assez... chaotique. «On a tous des hauts et des bas. Disons que pour l’instant, ce n’est pas moi qui tire la locomotive. Mais je crois qu’une fois le retour des concerts, je vais retrouver ces vraies émotions d’avant, et c’est pour ça que ça ira mieux!»

Né en 2017 dans le monde d’avant, Annabel Lee, où Jérôme «Vankou» Damien, à la basse, et Hugo Claudel, à la batterie, encadrent Audrey, est encore un jeune groupe. Son premier album, «Let the kid go», sorti après deux ep’s, a vu le jour en mars 2020. Difficile de ne pas chérir ce mélange de candeur et d’électricité, ces guitares épousant des mélodies entêtantes, qui se font aussi rugueuses («You never came») ou tout à coup se mettent à cavaler à bride abattue («The way I look at you»), ces chœurs et ces refrains qu’on accompagne à tue-tête et tant pis si, au contraire d’Audrey Marot, on chante comme une casserole, ou ce mix de mélancolie et de sourire en coin qui renvoie des échos de Throwing Muses, Belly, Hole, Electrelane ou Courtney Barnett. Sans que comparaison ne soit raison, bien entendu.

ANNABEL LEE - Let The Kid Go (Official Video)

Un Octave pour leur album

Ce disque devait être soutenu par une tournée, passant notamment par la France: elle a été interrompue quelques jours à peine après son lancement. La pandémie... «On en a profité pour répéter sans deadline, sans pression. Et on a bien avancé sur la composition du prochain disque. Après, même si on n’a pas joué, ‘Let the kid go’ a été  reconnu: on a eu de la belle presse, et puis cet Octave pour l’album pop/rock (en juin dernier, NDLR), qui est quand même aussi une chouette reconnaissance.»

"Je crois qu’une fois le retour des concerts, je vais retrouver ces vraies émotions d’avant, et c’est pour ça que ça ira mieux!"
Audrey Marot
Chanteuse et guitariste d'Annabel Lee

Ajoutons à cela un passage en avril dernier par le Printemps de Bourges, dans la sélection des «Inouïs», axée sur la découverte. «Le Printemps de Bourges, c’est un grand nom, donc ça faisait vraiment plaisir. On essaie du coup de s’exporter un peu en France: on a discuté avec pas mal de bookeurs français, on attend de voir ce que ça va donner. C’était aussi un peu intimidant, parce qu’on avait en plus la lourde tâche de ‘représenter’ la Belgique (le «candidat» belge est soutenu par le Botanique, la Sabam et l’agence Wallonie-Bruxelles Musiques, NDLR), et qu’on sait aussi que les gens qui te regardent sont des pros du milieu. Tu ne peux pas te louper!»

Annabel Lee - The Way I Look At You (Botanique Library Session)

"Let the kid go"

En attendant ce prochain album, à priori plus sombre («Il a été pas mal composé pendant le Covid, ça doit se ressentir»), «Let the kid go» a fait l’objet d’un «repress». Nouvelle couleur pour la pochette, mais surtout, 5 titres supplémentaires inclus dans la version digitale: une reprise des excellents Irlandais de Fontaines DC («I don’t belong»), deux inédits et deux interprétations acoustiques («Let the kid go» et «Farewell everyone»).

«C’est sûr qu’on est déjà un peu plongés dans le prochain album», reprend Audrey. «Mais sur scène, on va essayer de ne pas cramer les nouveaux morceaux avant que le nouvel album ne sorte. Avec ‘Let the kid go’, on va refaire plus ou moins la même chose que ce qu’on faisait pendant notre tournée avortée en France. Principalement des morceaux de ‘Let the kid go’ avec quelques anciens, classique. La formule à trois. Comme d’habitude.» Comme avant...

Album & concerts

Album
«Let the kid go»

Annabel Lee
Luik Records
Sortie du «repress»: 24 septembre

Note de L'Echo: 4/5

Concerts
Le 16 septembre aux Nuits Indés (Liège), le 9 octobre au Botanique, dans le cadre du Fifty Lab (Bruxelles) du 17 au 20 novembre, le 10 décembre à La Source (Bruxelles). Nuits Indés: du 16 au 18 septembre (www.reflektor.be)

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés