Antonini ne dit pas encore adieu à son intégrale Haydn

Parfois éclipsé par M ozart, Haydn a trouvé en Giovanni Antonini l’un de ses plus ardents défenseurs. Voici le volume 9 de son projet "Haydn 2032", sur le thème de l'adieu.

Parfois éclipsé par le génie de son fils spirituel Mozart, celui de Haydn a trouvé en Giovanni Antonini l’un de ses plus ardents défenseurs. L’un des plus efficaces aussi, tant l’intégrale de ses 107 symphonies que le chef bâtit peu à peu redonne au père du classicisme la place essentielle qui lui revient. Couleurs vives ou pastels nuancés, énergie vitale ou subtil abandon, la neuvième étape de ce parcours, qui s’achèvera en 2032, est un nouveau jalon clé.

Organisé autour du thème de l’adieu, ce volume ne pouvait ignorer la n°45, la célèbre symphonie «Les Adieux». L’extinction progressive des instruments a été vue comme un message subliminal de Haydn à son patron, le prince Esterházy, pour évoquer la lassitude des musiciens, retenus loin de leurs épouses. Si les symphonies n°15 (et son tendre adagio introductif) et n°35 complètent le parcours avec la même brillante éloquence, on savourera tout autant la scène de Bérénice.

Une émouvante cantate soliste dont Sandrine Piau livre un interprétation flamboyante. Douze minutes d’incandescence, au cœur d’un univers dont Antonini révèle, disque après disque, l’inépuisable richesse.

Album classique

«Haydn 2032 – Addio – Volume 9»

Giovanni Antonini/Il Giardino Armonico

Note de L'Echo: 5/5

https://youtu.be/lUnbIVqOy-Q

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