Avec Aaron Frazer, on en a tout son "soul"

«Introducing...» d'Aaron Frazer.

Grâce à la production du leader des Black Keys, "Introducing", le premier album d'Aaron Frazer et sa voix de falsetto, évite l'invariable redite des seventies.

Batteur du groupe Durand Jones and the Indications, lequel se plonge avec délice dans une soul music vintage assumée, Aaron Frazer déploie ses ailes et sa  voix d'ange sur le sobrement intitulé «Introducing...».

Et devinez quoi? Il continue à creuser le sillon profond labouré par la formation dont il est issu. En se référant à des voix et des inclinations proches d'un Curtis Mayfield ou d'un Smokey Robinson (Have Mercy), en moins mielleux, Aaron (comme Presley?), qui n'est pas black, semble avoir parfaitement digéré cet héritage (Done Lyin', et son piano presque cubain).

Dan Auerbach

Digéré car il parvient, tout en étant d'une fidélité confinant parfois au mimétisme, à insuffler, si pas une dose d'originalité, en tout cas d'inspiration tout au long des douze compositions qu'il signe en compagnie de Dan Auerbach, dont on reconnaît de temps à autre la guitare claire, notamment sur le pilonnant «Can't Leave It Alone».

Grâce à la production du leader des  Black Keys, qui lui-même pratique un rock passéiste revampé, ce premier album (dont il cosigne tous les titres) d'Aaron Frazer et sa voix de falsetto, évite le morne et le piège de l'invariable redite par le biais d'une orchestration contrastée («Girl on the Phone»), même si référentielle, l'excellent single «Bad News» reprenant même la flûte, typique des enregistrements du genre dans les seventies. Bref, on en a tout son soul...

CD rock

«Introducing...»
Aaron Frazer 

Note de L'Echo: 4/5

Aaron Frazer - Over You (Official Video)

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