Benjamin Grosvenor, faustien dans la grande sonate de Liszt

Benjamin Grosvenor, un artiste Decca.

À 28 ans, le pianiste britannique livre une "Sonate en si mineur" éblouissante de couleurs et d’émotions. Un futur grand et déjà l'un des disques classiques de l'année!

Si la «Sonate en si mineur» de Liszt a son lot d’interprètes de légende, cette (courte) liste où l’on croise Arrau, Argerich ou Zimerman vient de prendre un coup de jeune avec Benjamin Grosvenor. À 28 ans, le prodige britannique livre de «cette chevauchée fantastique» une version éblouissante.

Album classique

«Liszt»
Benjamin Grosvenor

Note de L'Echo: 5/5

Car il ne suffit pas de bien jouer cette sonate virtuose, dont la dimension orchestrale explore toute l’amplitude du clavier, il faut la faire parler. Sa puissance faustienne, mystique, autorise bien des lectures, mais seules les plus subtiles triomphent. Car, dans ce dialogue sarcastique entre le bien et le mal, les impressionnants forte ne sont jamais que l’un des versants du discours.

De la sombre méditation du lento introductif à la solennité du grandioso, des moments de doute et d’angoisse aux grandes bouffées de plénitude, Grosvenor déploie une éblouissante palette de couleurs et d’émotions. Cette sonate est la victoire de Satan, en disait Aldo Ciccolini. Peut-être.

Années de pèlerinage

Aujourd’hui, c’est en tout cas celle de Grosvenor. Qui complète cette demi-heure hors du temps par de tout aussi sublimes interprétations de la «Berceuse» et des «Années de pèlerinage». Déjà l’un des disques de l’année.

Liszt: Piano Sonata in B Minor, S. 178 - Lento assai - Allegro energico - Grandioso - Recitativo

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