Bernard Lavilliers, 5 minutes au paradis

©AFP

Bernard Lavilliers est un fauve. Sur ce vingt et unième album (ce qui n’est pas rien, vingt et un), il a encore envie de rugir, de bondir, de séduire.

Engagé, il l’a toujours été. Qu’il raconte, dans "Charleroi", le déclin d’une ville délaissée par ses industries, n’étonne pas tant que ça pour ceux qui le connaissent. À Charleroi, Bernard a un vrai fanbase. Mais il aurait pu parler de la Lorraine, cela aurait paru tout aussi touchant.

Bernard Lavilliers, 5 minutes au paradis (Universal Music). Note: 3/5 ©rv doc

Pour ce nouvel album, le poète musclé comme un boxeur (qu’il fut) a bien su s’entourer. Benjamin Biolay, Feu! Chatterton, Jeanne Cherhal, Florent Marchet ont apporté leur patte et leur talent à cet album aux ambitions hautes. Les arrangements sont juste classieux. Mais rien ne dépasse vraiment. Peut-être parce que tout cela est incroyablement cohérent? Cela dit, mention spéciale pour son duo avec Jeanne Cherhal, "L’Espoir" qui clôture l’album en douceur.

En concert le 4 novembre au Théâtre Royal de Mons, le 19 janvier au Cirque Royal et le 20 janvier au Forum de Liège.

Bernard Lavilliers - Charleroi

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