"Beyond The Pale", l'album électrique de Jarvis Cocker

Jarvis Cocker au Coachella Valley Music & Arts Festival in Indio (Californie), en 2012. ©REUTERS

Jarv...is, ex-Pulp et sorte de Bryan Ferry des nineties, sort un excellent album mélangeant habilement glam-rock et punk.

Au milieu des années nonante, moment où la bataille d'Angleterre pour la suprématie dans la britpop faisait rage entre Oasis et Blur, un troisième larron jouait les outsiders dans tous les sens du terme: Pulp, groupe surestimé de l'époque, était emmené par le filiforme Jarvis Cocker qui, en effet, avait un regard de chien battu derrière ses lunettes noires carrées.

Rock

«Beyond The Pale»
Jarv…is

Note de L'Echo: 4/5

La vague postbeatlesienne heureusement passée, Pulp disparut des radars et même complètement. Cocker tomba le masque et Pulp, suivit longtemps une dame à Paris, et commit une excellente musique de film pour Wes Anderson («Fantastic Mr. Fox») dans lequel il apparaissait d'ailleurs. Depuis la fin du groupe en 2002, cette sorte de Bryan Ferry des nineties, de rockstar prônant un mélange de glam-rock et de punk, a sorti au compte-goutte un trio d'albums solos, peaufinés à l'extrême... vu qu'il n'y en eut que trois en dix ans.

7 morceaux électriques

Jarv...is est un retour à la formule groupe cache-sexe pour Jarvis: «Save the whale», morceau introductif, semble tout droit sorti d'un dernier album de Leonard Cohen, tant sa voix y est sépulcrale. À la tête d'un quintet, Cocker signe pourtant un album ramassé et éclectique de 7 morceaux: du swinguant «Must I Evolve?» au minimaliste «Am I Missing Someting», en passant par le baroque et jouissif «House Music All Night Long». Bref, le meilleur album de Pulp, dont on aurait ôté la pelure… 

Save the Whale · JARV IS... · Jarvis Cocker

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