CD - Le nouveau Paul McCartney, sans accrocs mais sans relief 2/5

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Pour "Egypt Station", son dix-septième album solo depuis la fin des Beatles, Paul McCartney nous emmène dans un voyage égyptien sans surprise.

Difficile de trouver la carrière solo de Paul McCartney vraiment convaincante. Avec les Wings pendant 10 ans, l’ancien Beatles a produit des albums pop plutôt bêlants, rappelant les ovins d’Écosse, la terre de ses origines. Pire encore, lorsque Paulo se commettait avec Stevie Wonder, alignant les blanches et les noires pour un ânonnant "Ebony and ivory", ou entonnait un pitoyable "Say Say Say" en compagnie de Michael Jackson….

Rock

"Egypt Station" — Paul McCartney

Note: 2/5

1 CD Universal

"Silly love songs" fut sa réponse musicale à un commentaire acerbe de John Lennon quant à sa production artistique sur "How do you sleep?". L’auteur des incunables comme "Yesterday" ou "Hey Jude" en revint finalement à son art éprouvé d’orfèvre de la chanson sur "Chaos and creation in the backyard"… en 2005, lequel évoquait son enfance à Liverpool.

Paul McCartney - I Don’t Know (Lyric Video)

Accents de corvidés

Treize ans plus tard et parvenu à un âge respectable, Macca tente de reproduire ce coup de maître. "Egypt Station", qui sort ce vendredi, est un album prolixe sur lequel la voix vieillissante de Paul a des accents de corvidé, peut-être en référence au "Black Bird" d’antan (auquel "Happy with you" fait penser).

Ce nouvel album solo, le premier depuis 2013 et le 17e depuis que Paulo mit fin aux Beatles, est produit par le membre de The bird and the Bee (pour Beatles?), Greg Kurstin.

©AFP

Mis sur les rails par le septuagénaire, "Egypt Station" se révèle plutôt divers et comporte en effet 16 stations. Mais McCartney ne va pas changer de "voie" à 76 ans, et ces compositions originales sont truffées des réminiscences des Wings ("I don’t know", "Who cares", "Dominoes"), comporte une rock’n’roll music revisitée et amplifiée ("Caesar rock"), s’offre une échappée carioca ("Back in Brazil"), ose un succédané de "Pipes of Peace" ("People want peace"), pourtant déjà pas très bon, et propose quelques balades honorables ("Confidante", "Do it know") voire imparables ("Hand in hand").

Sans accrocs, mais sans relief, ce long voyage s’effectue sur un train de sénateur, trajet dont on ne sait s’il est synonyme pour McCartney de terminus.

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