Cornershop a encore de la marchandise en magasin

Le nouvel album de Cornershop est sorti et on n'est pas déçu.

Dès l’intro de «St Marie On The Canon», l’on plonge avec délice dans la luxuriance ensoleillée d’un pop rock vintage, un bain de jouvence labellisé début des années septante. C’est que le duo formé il y a plus de vingt-cinq ans par Tjinder Singh et Ben Ayres mélange avec à-propos les influences indiennes («Slingshot») et rock: les Who de l’époque «Substitute» («One Uncareful Lady Owner»), T-Rex («I’m a Wooden Soldier» et ses effets whoozzz!!!) et les Stones, les vrais, ceux d’avant 75 (on croirait Keith Richards à la guitare sur «Cash Money»).

Rock

«England is a garden»

♥ ♥ ♥ ♥ 

Cornershop

Ample Play Records

L’on divague parfois, au milieu des flûtes indiennes et des sitars, à deux doigts du kitsch (sur la pochette, on y est totalement), mais sans jamais y tomber, le duo réussissant à garder l’équilibre entre luxuriance et pertinence. Quant à «Everywhere That Wog Army Roam», il dégage des effluves jamaïcains, des senteurs reggae. Douze morceaux, dont un de neuf secondes (la trompette de «King Kongs!»), parfois d’une délicatesse humoristique (les gammes au piano du tout aussi court «Morning Ben»), comme sur «England is a Garden», le titre éponyme sur lequel c’est un merle qui se charge du chant.

Très occupé, politiquement notamment, ces dernières années, le duo londonien a accumulé 40 morceaux durant leur silence de huit ans, dont ces 12 titres, mis en tête de banc au début du confinement.

C’est dire si Cornershop a encore de la marchandise en magasin…

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