Damon Albarn, une "Song Machine" frappée par la grâce et bien entourée

Damon Albarn en 2018. ©REUTERS

Impressionnante, la liste d'invités présents sur "Song Machine", le sixième album de Gorillaz: album dans tous les sens du terme, puisqu'il combine les personnages animés de Jamie Hewlett et la musique de Damon Albarn.

Impressionnante, la liste d'invités présents sur le sixième album de Gorillaz: album dans tous les sens du terme, puisqu'il combine les personnages animés de Jamie Hewlett et la musique de Damon Albarn.

L'ex-Blur, un temps touché par la grâce, déroule une fois encore le tapis rouge à des stars invitées qui, parfois, impriment leur griffe plutôt que de se greffer dans son projet: «Strange Timez», la plage introductive où s'invite Robert Smith, évoque par son piano en averse le Cure époque «Caterpillar», tandis que «The Valley Of The Pagans» (featuring Beck) semble tout droit sorti du dernier essai de celui-ci.

Rock

«Song Machine»
Gorillaz

Note de L'Echo: 4/5

Ailleurs, Elton John vient pousser la chansonnette sur le hip-hop «The Pink Phantom» (vidéo ci-dessous), Peter Hook imprimer sa ligne de basse typique sur «Aries» sorte d'avatar de «Blue Monday» (comme Smith des héros de la jeunesse de Damon), et Fatoumata Diawara, sur le francophile «Désolé», témoigner de la passion avouée de Damon Albarn pour les musiques africaines.

Album contrasté, qui mélange hip-hop, trip-hop, ambient, pop et même de punk avec «Momentary Bliss», chanté par Slowthai and Slaves.

Dans la version «augmentée» qui mérite pour une fois vraiment l'appellation deluxe (six morceaux de plus!), Damon s'invite dans l'univers soul sinueux de Joan As Police Woman sur «Simplicity». Si Gorillaz n'atteindra sans doute plus la perfection de «Demon Days», ce «Song Machine» des gorilles s'en approche... en le singeant un peu.

Gorillaz - The Pink Phantom ft. Elton John & 6LACK (Episode Seven)

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