Deafheaven - "Ordinary corrupt human love"

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Indie | Anti. | Note: 3/5.

À l’origine d’un son mêlant les cris et la brutalité du grindcore avec la légèreté et la mélancolie du shoegaze et du post-rock, la formation de San Francisco jouit d’une belle popularité auprès des amateurs de black metal comme chez les fans de musique indé. Après trois albums dont le désormais culte "Sunbather" et sa très belle pochette tout en dégradé, les Deafheaven confirment ici qu’ils possèdent cette faculté rare d’absorber l’auditeur dans l’écoute.

Deafheaven - "Canary Yellow"

Il est bien entendu concevable qu’une telle musique puisse ne pas plaire à toutes les oreilles, mais il y a dans "Ordinary corrupt human love" de vrais moments de grâce où le temps semble se suspendre ("Near", "Canary yellow"), aidé par la longueur des morceaux, qui donne bien souvent l’impression d’écouter plusieurs chansons en une, comme une histoire à plusieurs chapitres. Il y a également quelque chose d’universel, presque pop, dans les sonorités et les accords du groupe ("Honeycomb", "Night people").

La musique de Deafheaven n’a jamais été aussi douce et tamisée, malgré le côté brutal du genre. Une pépite noire au cœur de l’été. 

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