Décès du célèbre compositeur italien Ennio Morricone

©Photo News

Le maestro italien a créé plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies aussi légendaires que celles du film "Le bon, la brute et le truand" (1966).

Le compositeur italien Ennio Morricone, réputé dans le monde entier pour ses musiques de films, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, indiquent les médias italiens.

Scène mythique du duel final dans "Le bon, la brute et le truand", sur la musique culte d'Ennio Morricone

Ennio Morricone, 91 ans, lauréat d'un Oscar en 2016 pour sa collaboration au film "Les Huit Salopards" de Quentin Tarantino, est décédé dans une clinique de la capitale italienne où il était hospitalisé à la suite d'une chute ayant provoqué une fracture du fémur, selon la même source.

Les 8 salopards, musique d'ouverture

Ennio Morricone "s'est éteint à l'aube du 6 juillet avec le réconfort de la foi", indique un communiqué de l'avocat et ami de la famille Giorgio Assuma, cité par les médias. Il est resté "pleinement lucide et d'une grande dignité jusqu'au dernier moment", affirme le communiqué.

Pas que du western

Dès l'âge de six ans, Ennio Morricone, né le 10 novembre 1928 à Rome, commence à composer. À dix ans, il s'inscrit au cours de trompette de la prestigieuse Académie nationale Sainte-Cécile à Rome. Il étudie également la composition, l'orchestration, l'orgue et s'initie à la musique sérielle.

Après avoir débuté par la musique "sérieuse", il commence en 1961 à 33 ans au cinéma avec "Mission ultra-secrète" de Luciano Salce.

La célébrité arrive avec "Pour une poignée de dollars" (1964) de Sergio Leone. Sa collaboration fructueuse avec le maître du western spaghetti lui apporte une réputation internationale.

Mais Morricone ne se cantonne pas au western. Ce Romain compose des bandes originales pour des films d'époque comme "1900" ou "Vatel", des comédies telles que "La cage aux folles" et met en musique des films engagés: "Sacco et Vanzetti" ("Here's to You" chanté par Joan Baez), "La classe ouvrière va au paradis" ou "La bataille d'Alger".

Les réactions se succèdent

"Nous nous souviendrons pour toujours et avec une reconnaissance infinie, du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l'histoire de la musique et du cinéma", a réagi sur Twitter le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

L'hommage de la classe politique italienne a été unanime, de la gauche à l'extrême droite et un député a immédiatement proposé de donner son nom à une rue de Rome. "Adieu maestro et merci pour les émotions que tu nous a offertes", a commenté sur Twitter Roberto Speranza, ministre de la Santé.

"Ennio Morricone l'empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions", a réagi sur Twitter Gilles Jacob, ancien directeur du festival de cinéma de Cannes.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés