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Du jazz au balcon

Le Brussels Jazz Orchestra, bientôt au balcon de la Maison du Roi, Grand-Place. ©Lennert Nuyttens

Repensé dans une version light mais toujours festive, le Brussels Jazz Weekend va offrir aux 19 communes des concerts gratuits "au balcon", avec deux itinéraires à vélo et un nouveau podcast dédié. Mais vous pourrez aussi jouer de votre instrument…

Une fois mais pas deux. Annulé l’an passé pour cause de pandémie, le Brussels Jazz Weekend aura bel et bien lieu les 29 et 30 mai prochains. Si la formule, très allégée, se pliera à la règle des «50 personnes en extérieur», le signal n’en est pas moins clair. «Il ne faut jamais baisser les bras», martèle Steven Palmaers, organisateur du festival. «Nous travaillons à ce projet depuis plus d’un an. Le fait qu’il va se tenir malgré tout est un signe d’espoir pour les musiciens mais aussi pour le public et l’ensemble de nos partenaires.»

Pas inutile en effet de rappeler que ce festival est largement soutenu par les pouvoirs publics tant régionaux bruxellois que communautaires francophone et flamand. «La mission que nous confie le politique», souligne Palmaers, «est de nous appuyer sur la culture en général, et le jazz en particulier, pour donner de Bruxelles une image à la fois dynamique et accueillante, tout en renforçant le tissu économique. C’est un festival urbain, le mot est important.»

S’il est évidemment exclu de revivre cette année le succès des années précédentes – 200 concerts tous azimuts et un public estimé à quelques 300.000 spectateurs, touristes compris –, cette édition repensée en version «balcony» ne manquera pas de piquant. D’abord parce qu’il ne sera pas question de streaming. «C’est un choix. Les musiciens n’en veulent pas et nous non plus», insiste Palmaers. «Un concert live, en ce moment, c’est comme de la vitamine D en hiver. Et le jazz a besoin d’un échange véritable avec les spectateurs pour être vivant.»

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19 balcons, 2 circuits

La vraie originalité se nichera cependant dans l’organisation proprement dite. Dans chacune des 19 communes bruxelloises, un musicien de jazz donnera un concert d’une demi-heure depuis le balcon d’un lieu communal emblématique. Des musiciens qui se feront aussi ambassadeur de leur quartier dans un podcast enregistré spécialement pour le festival.

Les concerts se succéderont le long d’un itinéraire fléché à parcourir à vélo, le samedi dans le sud de Bruxelles, le dimanche dans le Nord, avec départ et retour sur la grand-place. Laquelle accueillera le Brussels Jazz Orchestra en clôture, qui régalera le public (compté, hélas) depuis le balcon la Maison du Roi.

"Un concert live, en ce moment, c’est comme de la vitamine D en hiver. Et le jazz a besoin d’un échange véritable avec les spectateurs pour être vivant."
Steven Palmaers
Organisateur du festival

Autre rendez-vous particulièrement festif, le samedi soir, où tout Bruxellois musicien sera invité à jouer depuis son propre balcon à 21h. Une pré-inscripton sur le site web du festival permettra d’établir une carte de ces rendez-vous impromptus et de ne pas louper un rendez-vous qui ne se trouve peut-être qu’à deux blocs de chez vous. «Cette idée-là», souligne Palmaers, «résume fort bien l’esprit du festival, qui est vraiment de faire la fête en milieu urbain. De plus, le répertoire de jazz qui sera proposé est très large, car nous voulons vraiment nous adresser à tout le monde, et pas seulement aux convaincus. Lors des éditions précédentes, nous avons constaté que la gratuité ainsi que la variété des styles et des endroits proposés amenaient au jazz des gens qui ne s’y étaient jamais intéressés a priori.»

Le swing en rickshaw

Que du bonus donc en cette période de lent redémarrage culturel, d’autant que l’une des raisons d’être de ce festival, rappelle son organisateur, est «d’accompagner et renforcer la transversalité de la société et de la vie quotidienne à Bruxelles, ville multiple. C’est ainsi que, avec l’aide de certaines associations, nous allons faciliter l’accès de nos itinéraires aux personnes à mobilité réduite. Nous devrions aussi avoir des rickshaw pour accompagner des personnes âgées, qui ont particulièrement souffert du confinement.»

Bien sûr, à raison de 50 personnes par concert, la fête aura un goût de trop peu. «Mais il faut considérer ce festival comme la démonstration que Bruxelles n’est pas une ville morte. Ce que nous mettons en place cette fois-ci», conclut Steven Palmaers, «n’est qu’une répétition pour l’édition 2022. C’est l’année où nous fêterons les 100 ans de la naissance de Toots Thielemans. Et on ne vas pas rater cela!»

  Les 28 et 29 mai. Programme, itinéraires et podcast sur www.brusselsjazzweekend.be

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