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Du MP3 au streaming: la double révolution de l'industrie musicale

Apple a popularisé le MP3 avec ses premiers Ipods. Dix ans plus tard, ceux-ci ont disparu au profit des smartphones.

Vingt ans après le lancement de celui qui a amorcé son déclin, le MP3, l’industrie musicale recommence à chanter juste, portée par le son mélodieux du streaming… celui-là même qui a entraîné la chute de ce même fichier MP3 et de son lecteur éponyme.

Il y a huit jours, l’IFPI, le lobby du secteur, annonçait que le streaming était désormais la première source de revenus de l’industrie (38%) alors que le téléchargement de fichiers MP3 reculait à nouveau de plus de 20%. Et en début de semaine, Amazon Music, un des principaux services de streaming a commencé à supprimer le stockage sur sa plateforme de musique téléchargée.

Le téléchargement de fichiers musicaux a reculé de 20% en 2017.

En vingt ans, le marché a donc connu une double révolution. D’abord, celle du fichier MP3, apparu au milieu des années nonante, avant de connaître une explosion suite au lancement, il y a quasi exactement vingt ans, du baladeur permettant de lire les dits fichiers, téléchargés la plupart du temps aussi impunément qu’illégalement par la grâce de plateformes "peer to peer" comme Napster, Kaza ou Gnutella. Si le MP Man, lancé par le coréen Eiger Labs n’est pas vraiment resté dans les mémoires, le baladeur allait être popularisé par Apple et son iPod.

Une révolution qui n’allait pas durer bien longtemps puisque, dix ans plus tard, apparaissaient les premières plateformes de streaming, permettant l’écoute illimitée de millions de morceaux, que ce soit gratuitement (car financé par la pub) ou par abonnement (sans pub). Exit les baladeurs MP3, place aux smartphones permettant d’accéder aux Deezer, Spotify, Apple Music, Tencent et autre Amazon Music. Devenus aujourd’hui la référence du marché, ils ont, par ricochet, redonné une nouvelle vie aux majors de l’industrie, naguère gangrenée par le piratage. Au point que, comme l’indiquait ce lundi Le Figaro, les bonnes vieilles "maisons de disques" atteignent aujourd’hui des valorisations record en Bourse. Qui l’eut cru il y a quelques années encore?

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