Dua Lipa, la pop star qui aime l’ajvar

Dua Lipa ©Warner Music

Nommée cinq fois aux Grammy Awards, Dua Lipa sort, ce vendredi, une réédition de "Future Nostalgia" sur laquelle figure son duo avec Angèle. Et elle compte bien ranimer la flamme en diffusant, ce même soir, un livestream intitulé "Studio 2054" à l’accès payant.

On ne sait pas si l’on peut parler de filière albanaise dans l’univers de la pop mais force est de constater que ces dernières années, les jeunes chanteuses aux origines albanaises, du Kosovo, d’Albanie ou de Macédoine du Nord, squattent et dominent régulièrement les charts anglais, américains et européens. Entre Rita Ora et Bebe Rexha, il y a Dua Lipa.

Née à Londres en 1995, soit trois ans après que ses parents aient fui le Kosovo durant la guerre en Yougoslavie, Dua rêvait déjà à quinze ans de devenir une star comme Pink! et Britney Spears qu’elle admirait alors. Entre ses dix et quinze ans, Dua vécut à Pristina, capitale kosovare, mais elle implora ses parents de la laisser retourner en Grande-Bretagne pour poursuivre sa scolarité. Elle choisit de s’inscrire à la Sylvia Young Theatre School, une école d’art axée sur le spectacle vivant, où, avant elle, Amy Winehouse et Emma Bunton des Spice Girls avaient étudié. Postant des vidéos sur YouTube et créant un compte Instagram avec quelques copains, Dua apprit très tôt à se servir des réseaux sociaux et de ses nouvelles relations. Et en 2015, à tout juste vingt ans, elle signa un contrat avec le management de Lana del Rey et avec Warner Music.

Dua Lipa et Angèle, "Fever"

Le "dancecrying" de Dua

Chez nous, c’est via sa collaboration avec Stromae, qui réalisa le clip de "IDGAF" (pour "I Don’t Give A Fuck"), en 2018, que l’on commença à s’intéresser à la chanteuse. Et c’est vraiment la vidéo la plus classieuse qu’elle ait présentée jusqu’ici. Son premier hit majeur remonte, lui, à l’été 2018. Avec "One Kiss", confectionné par le talentueux Calvin Harris, s’appuyant sur un mix de deep house et de funky house, Dua se classa numéro 1 un peu partout, y compris aux États-Unis dans la catégorie dance.

Sorti au printemps dernier, "Future Nostalgia", son deuxième album, s’appuie sur ce que Dua appelle le "dancecrying", une combinaison disco-pop sur des thèmes qui donnent parfois envie de pleurer comme la violence faite aux femmes. Elle pointe le fait que dans la pop, les femmes sont jugées authentiques lorsqu’elles pleurent en jouant du piano… Ce que Dua ne fait évidemment pas. Pour accroître encore davantage son audience, elle a appliqué une recette qui a souvent fait ses preuves: le duo avec une star bien implantée dans un pays prioritaire. Pour la France, le choix s’est porté assez naturellement sur Angèle avec laquelle elle chante "Fever". Pour les États-Unis, c’est Miley Cyrus qui a accepté l’invitation. Le clip de "Prisoner" a été visionné plus de quinze millions de fois dès sa sortie.

Dua Lipa et Miley Cyrus, "Prisoner"

Ne pas oublier ses origines

Parallèlement à sa carrière musicale, Dua entend bien s’investir dans l’essor culturel du Kosovo où elle compte ouvrir un centre artistique "pour aider les enfants à sortir de la rue et à créer". La pop star veille à ne jamais oublier ses racines et confie volontiers que l’ajvar, un condiment à base de poivron rouge typique des Balkans, fait partie de ses délices quotidiens…

Pop

♥ ♥ ♥

"Future Nostalgia"

Dua Lipa, Warner Music

  • Livestream "Club 2054", ce vendredi 27 novembre, sur la plateforme LIVENow (tickets à 9,90 €)
  • En concert le 1er octobre 2021 au Sportpaleis d’Anvers.
  • Les Grammy Awards seront décernés le 31 janvier 2021.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés