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Durand Jones, comme une volute du passé

Durand Jones. ©doc

Dans "Private Space", leur 3e album, Durand Jones et The Indications se complaisent dans une rétro-soul qui ne manque pas d'âme.

Troisième album pour Durand Jones and the Indications. Et, en effet, l'indication est très claire, dès l'entame de «Love Will Work It Out»: Durand et ses «indics» se complaisent dans une rétro-soul qui ne manque pas d'âme. Après un «American Love Call»  remarqué en 2019, les voici qui s'enfoncent un peu plus dans les violons, les flûtes sur fond de vibraphone voire de harpe (sur l'éponyme «Private Space») où la voix angélique de Aaron Frazer, auteur d'un «introducing...» solo – pardon «Soulo» – très remarqué en début d'année, fait merveille. Elle rappelle d'ailleurs le Philip Bailey de la grande époque de Earth, Wind and Fire (sauf que les Indications sont moins nombreux et donc moins trompettants).

Du black pré-disco

Le rôle de Maurice White est ici tenu par Duncan Jones lui-même qui, lorsqu'il ne prend pas le rôle-titre («More Than Ever»), offre un joli contrepoint aux inclinations Smokey Robinson du phrasé... de Frazer (sur l'excellent et quasi funky «Witchoo»).

Cette musique black pré-disco, qui évoque également dans le dialogue des voix les plus tardifs et funky Level 42, doit aussi beaucoup aux trois autres membres  du combo, forcément plus discrets, mais remarquables dans leur restitution musicale d'une époque qu'ils n'ont manifestement pas connue («They Way That I Do»), sur fond de rythmes groovy, déclenchant des images de pantalons blancs pattes d'eph, de grandes lunettes de soleil, de chaînes en or et de cigarettes longues. De fait, un album comme une volute du passé.

Album Rock

"Private Space"

Durand Jones and the Indications

Produit par Dead Oceans

Note de L'Echo:

Durand Jones & The Indications - Witchoo (Official Video)

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