Elvis Costello tente de revisiter son catalogue

Elvis Costello. ©ray di pietro

Declan MacManus, de son vrai nom, récite d'une belle voix profonde certains de ses poèmes et continuerait de surprendre s'il ne se montrait pas si bavard sur "Hey Clockface", son nouvel album.

En plus de quarante ans de carrière, Elvis Costello a exploré, pas toujours avec bonheur, nombre de genres musicaux: avec «Hey Clockface», il tente de revisiter son catalogue en quelque sorte, non sans surprendre encore quelque peu. «Revolution#49», morceau introductif, se veut arabisant, sur lequel Declan MacManus, de son vrai nom, récite d'une belle voix profonde un poème d'amour.

Rock

«Hey Clockface»
Elvis Costello

Note de L'Echo: 3/5

Ceci avant de replonger dans l'univers du angry young man qu'il fut avec «Flag», aux réminiscences punk de «(I Don't Wanna Go To) Chelsea». «They Are Not Laughing At Me Know» lorgne le jazz, avec trompette et contrebasse, un jazz très années trente (sur «Hey Clockface Can You Face Me»)  alors que «Newspaper Pane» confirme son art du récit dans ce trip-hop en effet raconté, flanqué d'un hip-hop réussi («Hetti O'Hara Confidential»).

Mais Costello est trop bavard, trop prolixe: «We Are All Cowards Now» est un rock dispensable, «I Can Say Her Name» d'un jazzy sans reflet; et Elvis s'empâte dans des mélodies de crooner à la Burt Bacharach qu'il exhibe à l'envi et «baudruche»: «The Whirlwind», «What Is It That I Need That I Don't Already Have» (rien que le titre est déjà trop long) sont autant de jolis exercices vocaux superfétatoires. «I Do» et «Byline», qui clôt l'album, suffisaient largement, d'autant qu'ils sont bien plus convaincants. Même le morceau à nouveau parlé «Radio Is Everything» s'avère plus mémorable.

Au final, un album reflet de la carrière d'Elvis Costello: en dents de scie...

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