FiftyFiftyLab, un festival des festivals à Bruxelles

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L’affiche du premier FiftyFiftyLab organisé ces 7 et 8 novembre à Bruxelles a été conçue par des programmateurs européens et canadiens. C’est l’une de ses particularités.

Ils sont 20, ces programmateurs de festivals belges et étrangers qui ont sélectionné leurs coups de cœur, des Vieilles Charrues en France au BRDCST et à Dour en Belgique, de l’Exit à Novi Sad en passant par le FME au Québec et le Primavera espagnol. Des Belges parmi lesquels Glauque, le rappeur Kobo, Martha Da’ro, Miss Angel et Glass Museum se retrouvent ainsi sur la même affiche qu’un groupe russe post-punk industriel comme Shortparis sélectionné par le Ment en Slovénie ou une productrice techno telle que la grecque Anné choisie par le Reworks de Thessalonique. Et cette affiche est à savourer deux jours durant ces jeudi et vendredi, dans cinq endroits à Bruxelles: Ancienne Belgique, Bonnefooi, Madeleine, Archiduc et FFormaTT.

Des festivals de ce genre, de "showcases" comme on dit, fréquentés aussi bien par les professionnels que le grand public, il en existe un peu partout dans le monde. Certains, tels l’Eurosonic à Groningen ou le Reeperbahn à Hambourg, sont devenus des institutions.

Avec le FiftyFifty Lab, c’est la première fois qu’on mettra en avant dans la capitale des groupes et des artistes émergents, belges ou étrangers. Mais aussi qu’on replacera le programmateur au centre du jeu, dans un milieu où habituellement, comme le dit Mathieu Fonsny, programmateur du Dour festival, "on se noie dans les 40.000 morceaux qui sortent chaque jour sur Spotify." Birgitte Mandelid, directrice de programmation et du marketing du Øyafestivalen (Norvège) en attend beaucoup: "Si on se concentre sur sa propre manifestation, c’est pour proposer le meilleur festival possible. Voir ce que font les autres permet aussi de soigner sa différence. Je suis très intéressée par ce que les autres curateurs que nous rencontrons dans différents festivals vont proposer."

Concept novateur

Chez Wallonie-Bruxelles Musiques (WBM), on ne pense que du bien de ce nouveau-né en Belgique, au concept novateur alors qu’innover est devenu compliqué pour cause de profusion. Julien Fournier, le directeur de l’agence, soutient! Et commente: "Depuis la fin du Glimps (jadis organisé à Gand, NDLR), on s’est rendu compte qu’il était très, très important dans l’ensemble d’une politique de développement international d’avoir un festival de showcases à l’intérieur d’un pays. Ça permet vraiment d’être sur la carte et de disposer d’un moment pour présenter toute notre scène à des étrangers."

Jusqu’ici, les professionnels étrangers, en tout cas dans le secteur pop/rock, WBM les invitait essentiellement à Dour et au Francofaune. "Ça change tout d’avoir quelqu’un chez soi, de pouvoir passer du temps avec lui et lui présenter des choses qui nous semblent importantes, poursuit Julien Fournier. Nous avons des partenariats avec la plupart des festivals de showcases étrangers, mais dans un pays qui n’est pas le vôtre, on ne peut jamais présenter que deux ou trois artistes. Ici avec le FiftyFifty Lab, on peut en présenter une dizaine à la fois. Ce nouveau festival compte donc beaucoup pour nous."

Outre des concerts, ces deux jours seront aussi faits de rencontres, de projections et de conférences, sur des sujets aussi variés que le succès en Europe auquel peuvent prétendre les artistes nord-africains ou le DMZ Peace Festival, une sorte de Woodstock organisé dans la zone démilitarisée en Corée.

Infos et tickets: fiftyfiftylab.com

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