Fuzz, un trio qui fait du bruit comme cinq

Fuzz III avec Ty Segall au centre.

Avec "Fuzz III", Ty Segall reforme Fuzz en compagnie de Charles Moothart, multi-instrumentiste, et Chad Ubovich qui sévit dans le groupe de garage rock Meatbodies.

L'une de trois figures qui, avec King Gizzard et Osees, représentent une scène bruyante, prolixe et juvénile tout en se plongeant avec délices dans les riffs gras marqués du sceau d'un glorieux passé (Black Sabbath surtout, Led Zeppelin, Deep Purple…), Ty Segall reforme à nouveau Fuzz (référence à la guitare électrique s'il en est) en compagnie de Charles Moothart, multi-instrumentiste, par ailleurs membre de son backing band, et complice sur les deux premiers albums de ce side-project. Ils sont rejoints sur ce troisième volume (à fond) à la basse par Chad Ubovich, lequel sévit dans le groupe de garage rock Meatbodies.

Hard rock

"Fuzz III"

Note de L'Echo: 4/5

Le trio, qui fait en effet du bruit comme cinq, propose un hard rock désétranglé (pour filer la métaphore garagiste), une sorte de Cream échevelé et chevelu, mais dont Clapton aurait placé le curseur constamment sur dix. Avec ses références explicites à Black Sabbath («Returning»), la voix nasillarde et aiguë de Segall évoquant par moments celle genre tuyau crevé d'Ozzy Osbourne, Fuzz se délecte et se complait dans les ambiances lourdes, mais mélodiques  (l'entraînant «Mirror»), syncope parfois sa chamade de pacemaker (sur «Spit» notamment et son riff très Queen of the Stone Age) et ose un blues incandescent («Time Collapse»).

Ce CD de huit titres se termine sur un morceau de bravoure («End Turning») qui s'en va crescendo pour s'achever en maelstrom sonique. De quoi faire le buzz, pardon, le Fuzz…

FUZZ - III (Full Album) 2020 - In the Red Records

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