chronique

Godspeed You! Black Emperor - "Luciferian Towers"

1 CD | Constellation / Konkurrent | Note: 4/5

Collectif musical né au début des années 90 à Montréal, Godspeed You! Black Emperor n’est pas qu’un très beau nom: mélangeant musique de chambre et rock, leurs morceaux — sortes de boucles, de volutes tournoyantes qui s’envolent crescendo — se révèlent méditatifs autant qu’hypnotiques. De l’ambiant pas diaphane.

Godspeed You! Black Emperor - Undoing A Luciferian Towers

Ce tapis musical, sorte de kilim (tapis à figures géométriques kurde) sonore, est formé par trois guitares, deux basses, un cor français, un violon, un alto, un violoncelle et des percussions, et interprété par des musiciens qui se cachent derrière des photos tout aussi hypnotiques et refusent toute interview. Quatre mélopées instrumentales dans ce nouvel opus, "Luciferian Towers", de longueurs diverses, mais toujours basées sur une sorte de décor sonore où viennent se greffer des variations planantes, mais jamais pompeuses, balourdes, ni gratuites.

Politiquement engagé ("Anthem for no state" s’intitule la longue dernière plage), ce groupe devenu culte qui n’en est qu’à son 6e album contraste ses compositions: entre déluges sonores (le début d’"Anthem"… qui vire au western spaghetti et termine en cavalcade) et valse lente ("Fam/Famine"). Cette fusion jazz, rock et classique donne à l’ensemble un air de musique contemporaine, la froideur en moins, le côté trop cérébral que celle-ci peut avoir étant remplacé ici par l’émotion…

En concert le 1er novembre à Forest National, www.botanique.be.

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