Isabelle Faust et Alexander Melnikov subliment Mozart

L’intégrale que bâtissent la violoniste allemande Isabelle Faust et le pianiste russe Alexander Melnikov se révèle d’autant plus passionnante qu’elle est l’une des rares à pouvoir faire la course en tête.

Au-delà de toute velléité d’authenticité, toujours discutable, les interprétations majeures sur instruments anciens des sonates pour pianoforte et violon de Mozart ne sont pas légion. L’intégrale que bâtissent peu à peu la violoniste allemande Isabelle Faust et le pianiste russe Alexander Melnikov se révèle d’autant plus passionnante qu’elle est l’une des rares à pouvoir faire la course en tête.

Ce troisième volume, qui compte trois sonates de la maturité – dont la troublante et si «moderne» K.454 en si bémol majeur –, confirme une fois encore que les très complices Faust et Melnikov ont chacun intégré ce qui fait la force d’un duo chambriste : une individualité marquée pour affirmer sa propre voix, doublée d’une volonté d’écoute pour ne pas écraser celle de l’autre. Mozart – qui était claviériste et violoniste, on l’oublie souvent – exige cette alchimie rare, cette synergie qui n’est jamais fusion mais constant dialogue.

Pendant que le clavier de Melnikov, subtil et jamais en retrait, offre les fondations essentielles à l’éclosion de cet échange, l’archet d’Isabelle Faust, somptueux, révèle des couleurs jamais perçues dans ces sonates. Fabuleux. 

Album classique

«Mozart – Sonatas for fortepiano & violin. Vol.3»
Isabelle Faust/Alexander Melnikov

Note de L'Echo: 5/5

Violin Sonata in G Major, K. 379: I. Adagio. Allegro

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés