L'electro-pop entraînante des Hot Chip

©Steve Gullick

Se réclamant de New Order, de Devo, des Sparks, voire de Human League ou de Heaven 17, les Hot Chip proposent depuis une quinzaine d’années une pop électronique très années 80 avec un côté acidulé, coloré, voire flashy et en tout cas très dance.

Une nostalgie assumée, mais heureusement mélangée à des références plus récentes comme le r’n’b notamment sur leur nouveau CD intitulé "Why make sense?", chez des musiciens aujourd’hui quasi quarantenaires qui avouent avoir dans leur folle jeunesse beaucoup traîné à Londres dans les concerts de reggae, hip-hop, indie, reggae et avoir clubber au son de la drum’n’bass et de la house…

Rois de la dance electro bigarrée à la fin des années 2000, les Londoniens sortent leur sixième album en quinze ans. Emmené par la voix de falsetto d’Alexis Taylor auquel répond celle genre Damon Albarn (Blur) de Joe Goddard, le quintet propose dix morceaux joliment pulsés certes, mais auxquels il manque les hit singles comme c’était le cas pour "Made in the dark" troisième essai qui les révélera au grand public en 2008.

Rois de la dance electro bigarrée à la fin des années 2000, les Londoniens sortent leur sixième album en quinze ans

Ici, seul "Dark Night" possède un potentiel de hit single dansant tandis que le titre éponyme de l’album "Why make Sense?" se distingue par sa mélodie oblique et son crescendo.

Par ailleurs omniprésente, la voix d’Alexis Taylor peut lasser au fil des dix compositions, même si les invités – Posdnuos du trio hip hop américain De La Soul et Green Gartside qui se cache derrière le groupe eighties Scritti Politti notamment –, font ce qu’ils peuvent (sur "Love is the Future" entre autres) pour colorer l’ensemble. Ce qui donne d’ailleurs à cette chanson un air de Gorillaz, création du même Damon Albarn où intervenait aussi le trio new-yorkais. Petite parenthèse Al Doyle, multiinstrumentiste dans les Hot Chip, joue également avec Scritti Politti, en concert, car ce "groupe" se produit toujours…

©Steve Gullick

Autre moment particulier dans un album au final assez linéaire: "Need you know", morceau composé par le guitariste Owen Clarke, et ses réminiscences de deep house, bizarrement mélancoliques, se révèle au niveau des paroles posées par Alexis Corner sur la mélodie une réflexion très sombre sur la barbarie du monde moderne.

Mais mis à part ces quelques reliefs, ce nouvel album n’imprime pas grand-chose en 3D dans l’esprit. La pop synthétique et référentielle des Hot chip sur "Why make sense?" paraît certes "ordinateur", ce qui est logique vu leur nom et leur son, mais surtout cette fois bien ordi… naire.

Hot Chip: "Why Make Sense?", Domino Records.

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