L'irrésistible lamento du Norwegian Soloists’ choir

Après leur somptueux motets de Bach (Diapason d’Or de l’année), les orfèvres vocaux du Norwegian Soloists’ choir et leur cheffe Grete Pedersen enjambent, avec "Lament", les siècles avec trois pièces contemporaines de compositeurs norvégiens.

Ce n’est pas un disque «facile», mais l’on aurait tort de ne pas s’y essayer tant la réalisation est exemplaire. Le «Lament» introductif, de Lars Petter Hagen, est d’ailleurs très accessible, sans doute parce que la lancinante mélancolie qui se dégage de cette pièce pour chœur, percussion et électronique diffuse un halo sonore qui noie le temps et l’espace. Il n’y a qu’à sombrer.

Lars Petter Hagen: Lament / The Norwegian Soloists' Choir, Hans-Kristian K. Sørensen, Grete Pedersen

Plus ardues, plus interpellantes aussi, les 18 très courtes pièces qui composent «Muhota», de Nils Henrik Asheim, illustrent 18 mots de la langue samie, tous relatifs à la neige. Lesquels déclinent une série d’émotions brutes évoquant la nature… pour qui aura lu le livret (très complet et en français, merci au label suédois).

«Aurora», d’Arne Nordheim, constitue enfin l’ultime étape de ce parcours, dont il est aussi l’œuvre la plus dense, inspirée du Psaume 139 et de la «Divine Comédie». À oser les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes.

Contemporain

"Lament"

Hagen/Asheim/Nordheim / Norwegian soloists’ choir / Grete Pedersen

Note: 4/5

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