La Fnac voudrait supprimer 600 emplois

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C'est ce que pense savoir le quotidien Le Parisien. Mais la Fnac dément catégoriquement tout plan social.

La Fnac, dont la mise en Bourse est prévue jeudi, envisage de supprimer 600 postes, soit près de 7% de ses effectifs français, dans les mois à venir dans le cadre d'un plan d'économies de 80 millions d'euros, écrit lundi le quotidien Le Parisien.

La direction du distributeur de biens culturels "table sur la suppression de 600 postes supplémentaires dans les mois à venir", a déclaré au journal un dirigeant de la filiale de Kering (ex-PPR) non identifié.

Selon cette source interne, elles seraient mises en oeuvre dans le cadre de deux plans, l'un baptisé Mars qui affecterait 289 disquaires, et l'autre Phoenix qui concernerait tous les métiers (caissiers, libraires, techniciens, etc.) mais uniquement dans les dix magasins de la capitale.

"Les deux magasins les plus touchés seraient ceux du Forum des Halles, avec 100 postes en moins, et celui de Saint-Lazare", a indiqué le dirigeant, ajoutant que les organisations syndicales n'ont pas encore étaient informées de ce projet.

La Fnac a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 4 milliards d'euros en 2012 (-2,5% sur un an) pour un résultat opérationnel courant en baisse de 23% à 79 millions d'euros. Selon le journal, elle aurait perdu près de 142 millions d'euros l'an dernier.

Démenti

La Fnac a démenti tout plan social, contrairement aux affirmations du Parisien.

"Il n'y a absolument aucun plan social en préparation à la Fnac, à Paris comme ailleurs", a déclaré une porte-parole de l'enseigne de distribution de produits culturels.

Des discussions sont actuellement en cours avec les syndicats, a-t-elle précisé, et s'inscrivent dans le cadre d'un programme de gestion prévisionnelle de l'emploi.

Ce programme concerne le reclassement d'environ 300 disquaires dans d'autres rayons du groupe.

La filiale de PPR (futur Kering) doit faire l'objet d'une opération de scission et recevoir le feu vert des actionnaires de PPR mardi, lors de l'assemblée générale du groupe de luxe et de mode sportive.

Faute de repreneur pour le distributeur de produits culturels, PPR a opté pour une scission annoncée en octobre 2012 lui permettant de rapidement nettoyer ses comptes.

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