Le dernier Sophia se révèle moins mélancolique

Couverture du nouvel album de Sophia: "Holding on / Letting Go"

Pour son dernier album, Robin Proper-Sheppard aurait décidé de moins jouer la carte du spleen amoureux et de nous offrir à la place quelques plages plus rythmées, voire joyeuses.

"Le troubadour des cœurs brisés", écrit joliment la biographie de Robin Proper-Sheppard. Et c’est vrai que le plus belge des artistes américains (entouré ici de musiciens nationaux) cultive à plaisir une sorte de spleen amoureux, de mélancolie nocturne solitaire à la Spilliaert dans ses productions. Plus souvent low-file qu’à son tour depuis plus de vingt ans, son dernier effort "Holding on / Letting go" se révèle moins réflexif que d’habitude genre "je mire mon malheur inscrit sur mon visage dans le reflet d’une flaque d’eau". "Strange attractor" et "Undone.Again" ouvrent l’album sur des déchirures sentimentales plus rythmées. "Wait" et "Alive" se révèlent des slows habités, "Gathering The Pieces" et" Avalon" le voient certes retomber dans ses anciens sillons, mais sans verser dans l’épure désolée, tandis que "Days" et "Road Song" se révèlent "poppement" joyeux. Et même si le CD se conclut sur l’instrumental "Prog Rock Arp" aux allures de générique de fin (et pas du tout progressif rock d’ailleurs), la plage qui précède "We See You (Takin Aim)", meilleure plage de cette plaque, fleure bon The God Machine, premier groupe de Robin, et son spleen rageur enfermé derrière une clôture de guitares électrifiées. Un mur du son bientôt reconstruit?

"We See You (Takin Aim)", Sophia

Indie Rock

♥ ♥ ♥ ♥

"Holding on / Letting Go"

Sophia, PIAS

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés