Le nouvel album de Mogwai incite au voyage mental

Le titres du dixième album de Mogwai sont une fois encore contrastés mais plus accessibles.

Les Écossais de Mogwai proposent, quatre ans après "Every Country’s Sun", un nouvel album, une fois encore contrasté, jouant de la variété au sens premier, ce qui ne l’empêche d’être l’un de leurs plus accessibles, sans que cela soit une critique. Les mélodies sont des plus mémorables autant que mémorisables: à un "Here We, Here We, Here We Go Forever" rythmé succède l’aérien "Dry Fantasy"; au "Drive the Nail", sorte de Pixies aphone, répond un "Fuck Off Money" cosmique et constellé des éclats d’un vocoder vintage. "Ritchie Sacramento" qui est carrément chanté renvoie à la période shoegazing genre Ride et pas du tout à Riyuchi Sakamoto, tandis que "Ceiling Granny" sort tout droit du catalogue furieux et guitare grasse de Dinosaur Junior. Mogwai aurait pu appeler cet album "Crescendo", tant c’est un procédé qui ressort de cet album par exemple sur "Midnight flit", sorte de petit Adagio de Barber, en moins triste et plus électrisé, ou sur l’hypnotique "It’s What I Want To Do, Mum". Même si les titres sont plutôt "dada", la musique de Mogwai est cette fois très "lala". Et comme souvent, confinement ou pas, ce périple musical incite au voyage… mental.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés