Le soleil ne se couche pas pour Paul Weller

Le chanteur Paul Weller. ©ANP Kippa

Avec "On Sunset", son quinzième album solo (Polydor), Paul Weller montre que le désormais soixantenaire revient aux influences de son enfance et de son paternel...

Il est loin le temps où Paul Weller jouait les jeunes énervés au sein de trio similipunk The Jam. Son quinzième album solo montre que le désormais soixantenaire revient aux influences de son enfance et de son paternel, avec qui il eut une relation très fusionnelle autant que professionnelle (il fut son agent et conseillé).

Ce qui résulte en un retour globalement soul, qui évoque l'époque Style Council, de Weller: la preuve, Mick Talbot, son compère de l'époque, est présent aux claviers sur quelques titres, comme «Village» ou le très Burt Bacarach «Walkin'», Weller jouant lui-même du mellotron sur le très mémorisable «Old Father Tyme»… évidemment référentiel.

Paul Weller - On Sunset (Official Video)

Si la tonalité de ce disque est donc vintage, c'était aussi le cas de l'excellent «A Kind of Revolution», il y a trois ans. Weller contraste son propos, osant par exemple une pop adulte dandy et Belle Époque à la Divine Comedy sur «Equanimity».

Par ailleurs, «Rockets» se veut une sorte de croonerie à violons même pas dégoulinante: et si Weller n'est pas Neil Diamond, sa voix caractéristique et de caractère s'impose et finit par convaincre. Contrasté et réussi, «On Sunset» et sa mélancolie de soleil, en effet couchant, peut se résumer à la première plage, long condensé de 7 minutes des différentes ambiances à venir et d'un passéisme assumé: «Mirror Ball» est en effet une boule (d'énergie) aux multiples facettes...

Rock

"On Sunset"

Paul Weller

Note: 4/5

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