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Les Chopin de Lisiecki et les Saint-Saëns de Kantorow: vos deux CD classiques

Les CD de Jean-Jacques Kantorow & Jan Lisiecki. ©BIS & Deutsche Grammophon

Jan Lisiecki livre des Nocturnes de Chopin d'un grand raffinement. Quant au Philharmonique de Liège, dirigé par Jean-Jacques Kantorow, il exhume des raretés de Saint-Saëns.

1. "Chopin – Complete nocturnes"

Jan Lisiecki
2 CD Deutsche Grammophon

Note de L'Echo: 4/5

Jan Lisiecki nous avait emballé avec son précédent CD Chopin, il y a quatre ans déjà, et nous avait alors avoué, avec le sourire, qu’il ne fallait surtout pas jouer Chopin comme un... Polonais, avec des excès de sentimentalité. En clair, que ceux qui forçaient sur la guimauve sous prétexte de romantisme assumé finissaient par trahir la musique de Chopin, dont l’apparente fluidité exige au contraire de la mesure et de l’intériorité.

Une philosophie que l’on retrouve dans ce nouvel album, et qui permet au jeune pianiste canadien d’origine polonaise de prouver une fois encore la justesse de son approche. Le voilà en effet face à l’intégrale des «Nocturnes», ce monument de lyrisme qui ne supporte ni excès de rubato ni futiles mièvreries.

Simplicité, la clé

Inspiré par les propres mots de Chopin – «la simplicité se doit être le but final» –, Lisiecki se glisse dans cette longue coulée de notes avec une délicatesse extrême, comme s’il s’agissait de ne pas trahir une partition se suffisant, Ô combien, à elle-même. Pour son huitième album sous le label jaune, et son troisième Chopin déjà, Lisiecki confirme que l’on peut avoir tout compris... à 26 ans à peine.

Chopin: Nocturnes, Op. 48 - No. 1 in C Minor. Lento

2. "Saint-Saëns – Symphonies n°3 et Urbs Roma"

OPRL – Jean-Jacques Kantorow
BIS

Note de L'Echo: 4/5

En mai dernier, le premier volume de ce diptyque consacré aux symphonies de Saint-Saëns décrochait un Diapason d’Or, saluant une «intégrale appelée à faire date» en cette année du centenaire de la mort du compositeur. Lauriers bien mérités pour l’Orchestre royal philharmonique de Liège, emmené par Jean-Jacques Kantorow, et que l’on tressera d’emblée à ce second volet pour la richesse des timbres célébrant une orchestration foisonnante.

La pièce maîtresse, ici, n’est autre que la symphonie n°3 «avec orgue», la plus célèbre, que Saint-Saëns dédia à Liszt et qui fut d’ailleurs jouée en la Salle philharmonique de Liège en 1890, pour l’inauguration de l’orgue Schyven. Aux claviers dans cette version particulièrement colorée, l’excellent organiste français Thierry Escaich.

Rareté discographique

La symphonie «Urbs Roma», qui complète le programme, est nettement moins connue. Saint-Saëns, qui la composa à 21 ans pour un concours (qu’il remporta), ne l’estima pas digne de son catalogue. Il allait pourtant en récupérer le mouvement lent pour composer la première musique originale accompagnant un film muet, «L’assassinat du duc de Guise». Une vraie rareté au disque.

Symphony in F Major, R. 163 "Urbs Roma": I. Largo - Allegro

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