Les Foo Fighters livrent un nouvel album accrocheur

Dave Grohl des Foo Fighters ©REUTERS

Le dernier album des Foo Fighters fait d'abord craindre le pire avant de se montrer accrocheur.

Lorsque l’on découvre un album dont les premières paroles sont "na na na na na", on se dit "ouille"! C’est le cas du dernier album des Foo Fighters qui pourtant ne vire pas à la chronique d’une mise à mort annoncée. Bon, depuis 2012 et la sortie de "Wasting Light", le groupe s’est contenté de servir d’abord "Sonic Highways", un clone impavide de ce zénith dans leur carrière, avant de se complaire dans une certaine facilité ("Concrete and Gold", surtout concrete). Ce qui n’empêche la formation de Dave Grohl (ex-batteur de Nirvana, faut-il le rappeler) d’être malgré les critiques adressées, toujours d’une sincérité sans reproche, à l’image de son fondateur.

"Making a Fire" (Medicine at Midnight), Foo Fighters

Et donc malgré l’intro de "Making a Fire" qui faisait craindre le pire, l’album se montre accrocheur ("Shame Shame"), bien sûr plonge, mais avec inspiration et efficacité, dans l’univers post-grunge attendu ("No Son of Mine"), se veut parfois funk ("Medicine at Midnight"), s’essaie avec bonheur au slow (si si) aérien ("Chasing Birds"), et ne tombe finalement dans la facilité qu’au dernier et neuvième titre: "Love Die Young" qui empêche cet album de tutoyer les cimes que dominait "Wasting Light". Sans atteindre le nirvana (oups, pardon) constitué par Them Crooked Vultures qui voyait Grohl s’associer à John Paul Jones et Josh Homme. Bientôt un "nouvautour" de piste?

Rock

"Medicine at midnight"

Foo Fighters, Sony

Note de L'Echo: 4/5

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