Les méditations musicales de Georg Nigl et Olga Pashchenko

À défaut d’opéra, le baryton autrichien Georg Nigl s’offre une escapade au temps des lieder avec la pianofortiste Olga Pashchenko. Superbes méditations sur la vie, l’amour et la mort de Beethoven, Schubert et Rhim.

À défaut d’opéra, le baryton autrichien Georg Nigl s’offre une escapade au temps des lieder avec la pianofortiste Olga Pashchenko. Superbes méditations sur la vie, l’amour et la mort, leurs vers mis en musique par Beethoven et Schubert accompagnent Nigl «depuis toujours». Cette invitation à le rejoindre dans un salon dix-neuvième nous hisse au rang de ses proches.

Classique

«Vanitas – Beethoven/Schubert/Rhim»
Georg Nigl et Olga Pashchenko

Note de L'Echo: 4/5

«An die ferne Geliebte», cycle de Lieder offert à une lointaine bien-aimée par un Beethoven désemparé, est d’une poignante sobriété là où d’autres préfèrent forcer le trait. Les douze Lieder de Schubert – dont un magistral «An die Musik» – se parent des mêmes évidences.

Mais la vraie découverte, on la doit au contemporain Wolfgang Rhim, dont Nigl campa un inoubliable «Jakob Lenz» à la Monnaie (relire L'Echo du 3 mars 2015), avec un cycle de Lieder écrit pour le baryton. Changement d’époque, mais même complicité épanouie avec Pashchenko, qui substitue aux sonorités d’une copie d’un Graf de 1819 celles d’un Steinway. La pianofortiste, dont on connaît la flamboyance beethovenienne, privilégie ici la subtile éloquence de l’intime, soulignant le texte ses propres couleurs. Quels tableaux!

VANITAS // Beethoven, Schubert & Rihm

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