Les Midis-Minimes sous le soleil du sud

Carlo Rizzo ©doc

L'Italie et l'Espagne se recroisent au coeur de l'été bruxellois.

Les Midis-Minimes

Tous les jours à 12h15 (5 euros)
30A rue de la Régence, à Bruxelles

www.midis-minimes.be

Un concert comme on les aime, ce lundi, aux Midis-Minimes, entre esprit de découverte, de fidélité et de création. La célèbre chanteuse populaire italienne Lucilla Galeazzi et les cantareiras galiciennes du groupe bruxellois Ialma s’étaient croisées ici même, il y a 18 ans, en se promettant d’y revenir avec un projet commun. C’est chose faite, à l’initiative de Galeazzi, qui a proposé à ses consœurs espagnoles de croiser leurs spécialités dans un programme placé sous le signe de l’allégresse et de la liberté ("Aleghrià e Libertà").

Lucilla Galeazzi est passée maître dans l’art de la tarentelle du sud de l’Italie, qu’elle a exploré avec l’Arpeggiata de Christina Pluhar. Quant aux Galiciennes, elles ont exhalé de leurs muñeiras toute la saveur de leurs origines espagnoles, portugaises et celtes, notamment avec le flûtiste Carlos Nuñes. Musiques joyeuses et complémentaires qui impriment immédiatement un sourire à l’auditoire et le font voyager bien loin de la grisaille du Conservatoire de Bruxelles.

Et l’assistance de fredonner bientôt les joyeuses ritournelles, et de frapper dans les mains à l’unisson de l’irrésistible pulsation que tire de tambourins de sa création l’exceptionnel percussionniste Carlo Rizzo. Alliant le doigté digital des Italiens à la frappe espagnole de la paume, son instrument s’enhardit de progressions rythmiques étourdissantes, mêlant la chaleur de la peau au tintement des cymbalettes et aux vibrations de caisse claire.

Un abattage qui fait passer au second plan l’accordéon diatonique de Didier Laloy et la guitare folk de Maarten Decombel qui soutiennent les chanteuses plus qu’ils ne leur donnent le change. Celles-ci d’ailleurs prennent un soin évident à ne pas tirer la couverture à elles, ce qui pénalise un peu l’intensité de leur chant et lisse l’émotion qu’une dramaturgie plus habitée pourrait décupler. Mais, pour une création, c’est une réussite, et l’on sait gré à ces artistes leur engagement qui n’est pas seulement musical lorsqu’en bis, et en chœur, ils entonnent un vibrant "Bella ciao"!

©Ialma

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