Les Nuits Botanique en quête de scène

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Les Nuits Botanique, 24e du nom, pour un festival bientôt en perte de salle, mais pas de sens, voire de feeling musical.

Dorénavant précédées par une sorte de "off" non officiel, "Les nuits du beau tas" – initiative de Pierre-Jean Vranken, ancien programmateur au Botanique – qui met en exergue de jeunes groupes bruxellois, les Nuits Botanique, bientôt orphelines du Cirque Royal, poursuivent leur trajectoire musicale. Torpillée il est vrai par des luttes entre Ville de Bruxelles, Région et Fédération, ce qui doit faire doucement rigoler du côté des Flamands de l’Ancienne Belgique… en français dans le texte.

Le Botanique a développé une sacrée expertise notamment dans la découverte de talents.

Bref, si la Ville l’amputera bientôt d’une scène, la plus adaptée, le "Bota" se console au niveau programmation, bien au-dessus de celle, rachitique, de la Madeleine, autre salle passée sous la coupe de la Ville et n’augurant pas des lendemains qui chantent pour le Philippe Close Band, alias l’échevinat des Finances de la Ville de Bruxelles. Dans pareille situation, le Botanique, centre culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a tout intérêt à revenir à ses fondamentaux (et développer un partenariat avec les Halles de Schaerbeek toutes proches et anciennement musicales?) et ne pas jouer quasi exclusivement sur le côté boite à musique ou juke-box sous vitres.

Une édition aventureuse

Même s’il faut le reconnaître, en quelque 24 éditions, le Botanique a développé une sacrée expertise notamment dans la découverte de talents et c’est encore le cas dans cette édition plus aventureuse que certaines autres; même s’il va falloir passer par quelques inébranlables, l’ensemble Musique Nouvelle, Jean-Claude Dessy devenant à la longue une sorte de James Last du rock, les croulants Thindersticks ou les miévreux Suarez.

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Au sein de l’affiche, qui a comme dans le cas du Festival de Dour la fâcheuse tendance à jouer sur le nombre, retenons entre autres des découvertes belges comme les sauvagement punks liégeois de Cocaïne Piss, aux côtés de Warhaus, Mountain Bike ou de la révélation Konoba pour la jeunesse, et coté confirmés Daan, Magnus, les Girls in Hawaii ou An Pierlé qui revient en deuxième semaine, pardon année. Quant à Arno, il a sans doute sa chambre au Bota…

Pas que du belge à fumer bien sûr au cours de cette édition qui voit notamment poindre quelques révélations du genre Tim Darcy, Ryley Walker ou Cherry Glazerr tous trois déjà évoqués dans votre journal.

Bref, bientôt privée de cirque, les Nuits Botanique s’offrent pourtant une édition plutôt royale.

Les Nuits Botanique, du 11 au 24 mai, au Botanique et au Cirque Royal. Rens.: 02 218 37 32 ou www.botanique.be. Les nuits du beau tas, 4e édition jusqu’au 13 mai.

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