Loïc Nottet, le petit prince de la pop belge

©Zeb Daemen

Il a presque 21 ans. Il vient de Charleroi. Et son premier album, "Selfocracy", qui sort aujourd’hui, est déjà attendu par des millions de fans en Belgique et en France.

On peut parler de phénomène. Et Loïc en a conscience. Il n’a pas l’intention de perdre la tête. Autour de lui veille une escouade de pros. Pour un jeune homme qui cite "Alice au pays des merveilles" de Tim Burton parmi ses films préférés, on peut dire qu’il y est arrivé, à passer de l’autre côté du miroir. Une casquette bien vissée sur la tête, Loïc a répondu à nos questions.

C’est à la télé que vous devez votre notoriété. Avez-vous conscience que c’est aujourd’hui, avec la sortie de ce premier album, que votre carrière commence vraiment?
Oui, c’est pour ça que je ne voulais pas faire n’importe quoi. J’ai voulu faire tout quasiment tout seul. Et finalement, cela m’a pris un an et demi pour trouver les douze compositions. Cela a été vite d’autant que je pars de rien. Je n’ai jamais pris de cours de chant. J’ai appris par moi-même en chantant les morceaux des autres. La seule chose que j’ai gardée de "The Voice", ce sont les échauffements vocaux. Sinon, je me fie à mon instinct. Je joue avec ma voix.

Le côté ludique de ce métier vous plaît donc.
La musique, c’est avant tout un amusement. C’est aussi quelque chose de libérateur. On ne peut pas considérer que le côté business. Le jour où je n’aurai plus de plaisir à faire ce que je fais, il sera temps de faire une pause.

©Zeb Daemen

Comment s’est construit ce disque?
Je me suis beaucoup inspiré du cinéma et des musiques de films. Je regardais des films et c’est comme si les personnages me parlaient. J’ai pris plus de temps à trouver le message que je voulais livrer.

"Je me suis beaucoup inspiré du cinéma et des musiques de films."
Loïc Nottet
chanteur, compositeur

Et vous écrivez naturellement en anglais?
Certaines parties des textes, oui. D’autres, je les ai d’abord écrites en français et les ai envoyées à une amie anglophone qui les traduisait.

Mais vous avez inventé le mot "selfocracy" qui donne son titre à l’album.
Je voulais inventer quelque chose de nouveau. J’ai l’impression qu’on est dans une société de plus en plus narcissique et égocentrique. Et je voulais trouver un mot qui contienne le sens du règne du soi, de l’ego.

Vous avez choisi Dimitri Borrey, le manager de Stromae. Pourquoi?
C’est lui qui m’a contacté alors que j’étais à Vienne pour l’Eurovision de la Chanson. Je croyais que c’était une blague. Très honnêtement, comme je ne suis pas un grand fan de Stromae, je ne m’étais jamais intéressé à son staff. En même temps, j’avais peur de tomber sur un manager américain avec des chaînes en or. (Rires). Ce qui n’est pas du tout le cas. On s’engueule souvent. Je suis très impulsif. Mais dès que je l’ai rencontré, j’ai su que ça allait matcher parce qu’il a autant d’ambition que moi. Et il n’a peur de rien.

Jusqu’où voulez-vous que votre ambition vous mène?
Ce n’est pas très original mais tous mes modèles sont américains. Alors, si je pouvais, un jour, réussir à chanter aux Etats-Unis, ce serait une belle récompense.

Loïc Nottet, "Selfocracy", Sony Music. En concert les 22 et 23 avril à l’AB (sold out), le 22 juillet aux Francos de Spa, les 25 et 26 novembre à Forest National.

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