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Lorde, la chanteuse, Saténik, la violoniste: vos deux CD de la semaine

Lorde à Central Park, le 21 août 2021. ©Photo News

Sans véritable tube, "Solar Power", de Lorde, se demande qu’il advient du climat, de la planète. Quant à Saténik Khourdoïan et à l'Orchestre de La Monnaie, ils se passent de paroles dans Tchaïkovski.

1. "Solar Power"

Lorde
Universal Music
Note de L'Echo: 2/5

Quatre ans après le succès de «Melodrama», la Néo-Zélandaise Lorde revient avec un album qui puise son inspiration principale dans la pop des sixties et du début des seventies. Et sans aucune intention d’atteindre la première place des charts avec l’un ou l’autre morceau facilement entraînant… Peut-être parce qu’à vingt-quatre ans, Lorde a fait le tour de la célébrité.

La genèse de ce troisième album s’explique notamment par sa désillusion d’avoir été une baby star mondialement adulée – elle n’avait que seize ans au moment de «Royals», son méga hit – et par la pandémie. Sur cet opus, sur lequel elle a collaboré avec Jack Antonoff, elle l’admet, il ne se trouve pas de morceaux pour les concerts dans les stades. Puisqu’il n’y aura pas de concerts dans les stades avant un moment… La guitare acoustique y est omniprésente.

Fibre écologique

Comme le titre de l’album l’indique, Lorde a écrit ses chansons en été et ses préoccupations ne sont pas uniquement les bains de soleil… mais bien ce qu’il advient du climat, de la planète. Quelqu’un a déjà dit que «Solar Power» pourrait plaire à Greta Thunberg. Il propose, en tout cas, quelques bonnes réflexions et une respiration profonde. | Joëlle Lehrer

Lorde - Solar Power

2. "Tchaikowsky – Works for violin and orchestra"

Saténik Khourdoïan – Alain Altinoglu – Orchestre symphonique de La Monnaie
Fuga Libera
Note de L'Echo: 4/5

On ne saluera jamais assez la richesse des timbres et l’excellence retrouvée de l’orchestre symphonique de la Monnaie depuis sa reprise en mains par Alain Altinoglu, qui met  régulièrement à l’honneur les solistes de sa formation. Le «Concerto pour violon op.35» de Tchaïkovski, dont le romantisme exacerbé autorise au violoniste une lecture très personnelle, était la pièce idéale pour souligner autant la virtuosité que la sensibilité de la Konzertmeisterin Saténik Khourdoïan dans ce dialogue brûlant avec «son» orchestre.

Lac des cygnes

Un plat principal qu’accompagnent trois extraits orchestraux du «Lac des cygnes», dont le «Pas d’action» et la «Danse russe», odes tendres et lumineuses au violon solo. Celui de Saténik les chantent avec une extrême délicatesse, déjouant avec une élégance rare le piège de la mièvrerie que tend trop souvent ce répertoire. Et c’est avec la même subtilité qu’elle nous sert en pousse-café la courte «Valse sentimentale», pour 2 minutes 23 d’ultimes tournis en compagnie d’Altinoglu au piano. | Stéphane Renard

Violin Concerto in D Major, Op. 35: Allegro moderato

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