Matthias Goerne et Jan Lisiecki, habités par les lieder de Beethoven

©Deutsche Grammophon

Si cet enregistrement peut paraître austère en période estivale, il n’en est pas moins l’une des (rares) perles de cette année Beethoven. L'alliance parfaite de la profondeur et du cantabile.

Beethoven signa une petite centaine de lieder, qui ne sont pas la partie la mieux considérée de son legs. Ah! Schubert La célébration de cette vingtaine de mélodies beethoveniennes par le baryton allemand Matthias Goerne et le pianiste canado-polonais Jan Lisiecki n’en est que d’autant plus interpellante, tant par le choix habile des pièces que par l’osmose absolue entre un chanteur aguerri et son jeune (et déjà magistral) partenaire au clavier. (>ici, interview et séance d'enregistrement)

Leur nouveau CD

"Beethoven – Lieder songs"

Matthias Goerne – Jan Lisiecki

Note de L'Echo: 5/5

Pour nourrir ses mélodies, Beethoven pioche dans les textes de poètes allemands ce maelström d’émotions qui émaillèrent sa vie – dimension spirituelle ("Gellert-Lieder"), quête amoureuse ("An die ferne Geliebte"), désespérance et résignation… Le livret n’offre que la traduction anglaise de ces textes, mais peut-être est-il sage de les oublier pour aller à l’essentiel: les couleurs de la langue allemande magnifiée par Goerne, le piano fascinant de Lisiecki, la dimension quasiment métaphysique d’un Beethoven injustement oublié. Commencez par le bouleversant "Adelaïde op.46"…

Matthias Goerne & Jan Lisiecki – Beethoven: Der Liebende, WoO 139

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés