Moby met en cohérence paroles et actes

Couverture du dernier album de Moby, "All visible objects"

Moby revient avec un 17e album sans perdre de vue son travail de militant.

Il l’avait dit dans ce journal il y a deux ans: Moby se sent plus activiste que musicien. Rien d’étonnant dès lors d’apprendre que l’entièreté des recettes de ce nouvel opus sera versée à la défense des baleines blanches ou autres, au respect et à la protection des animaux.

Electro

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"All Visible Objects"

Moby
V2

Richard Melville continue donc dans son 17e album son travail de militant, tout en mettant en cohérence paroles et actes. Entre dance et engagement, Moby s’offre des retours à la techno teintée de profondeur de ses débuts sur "Refuge", à un trip hop aérien pour "Rise Up In Love", ou optant pour un ambiant délicat ("One Last Time" ou "Tecie").

Étonnant comment ce maestro de l’électronique parvient à introduire de l’émotion dans ses machines, au travers d’un disque aux paysages contrastés, mais touché par une mélancolie évidente sur "Too Much Change", exécuté au piano et chanté par la voix bouleversante d’Appolo Jane (présente ailleurs). Un morceau suivi par un autre instrumental, "Separation", qui dépasse de loin l’illustration sonore pour séance de massage ayurvédique.

Résumé de ce mélange d’électro-organique, "All visible Objets" termine, en mélangeant touches noires et blanches aux voyants lumineux, cet album… autant qu’il l’intitule.

"All visible objects", Moby

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