Musica Mundi | Cherche sponsors énergiquement

©Christophe Gillain

Avec un lancement à 3 millions d’euros et un budget de fonctionnement entre 1,2 et 1,7 million, cette école privée devra trouver d’importants soutiens.

Le "business plan" de la future école Musica Mundi est fin prêt depuis que les époux Kerbel ont acquis un terrain à bâtir en 2007. Mais ils ne s’attendaient pas à devoir la mettre en œuvre en quelques mois… Même en disposant des murs, le défi financier reste de taille: il faudra trouver 3 millions d’euros pour lancer l’école le 1er septembre 2018, dont 600.000 pour l’aménagement d’une scène et l’installation de doubles portes acoustiques et de sanitaires.

Rajoutez 1,2 million pour tous les équipements, à commencer par des pianos, et 1,2 million de plus à imputer aux frais de fonctionnement de la première année.

La recherche de financements:

Pour réunir ces 3 millions d’euros, l’idée consiste notamment à "vendre" les pièces de Fichermont à des sponsors pour la durée du bail emphytéotique (99 ans) que viennent de signer les Kerbel. "Tout est jouable à partir du moment où on a la conviction et que l’on réussit à toucher la corde sensible des bonnes personnes", commente John Martin, parton des Martin’s Hôtels et soutien historique de Musica Mundi.

Mais il est aussi inquiet quant à la pérennisation du sponsoring, "particulièrement en Belgique où une entreprise normalement constituée a du mal à avancer". L’homme d’affaires épingle aussi le "return" accru, exigé par les sociétés, et qui vient contrecarrer le but même du mécénat. Tous les élèves en tout cas ne pourront pas bénéficier d’une bourse comme c’est le cas au stage-festival. 30% d’entre eux devront s’acquitter du minerval annuel, estimé à 20-25.000 euros.

Une autre interrogation concerne le nombre même de sponsors enclins à donner, déjà fortement sollicités – y compris par Musica Mundi qui n’abandonnera pas son stage-festival et compte chaque été sur sa "famille" à hauteur de 350.000 euros.

Bernard de Launoit, président de la Chapelle musicale Reine Elisabeth, située à deux pas de Fichermont, n’y voit pourtant pas de concurrence. "Au contraire, c’est une ‘added value’", dit-il. "Cela montre que le secteur est en pleine effervescence."

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