Neil Young, Hitchhiker

Neil Young, Hitchhiker (Warner Music). Note: 4/5 ©ANP Kippa

Après cinquante ans de musique, Neil Young peut paraître par moments, et seulement par moments, un peu fatigué. De là à dire que ça commence à sentir le sapin sous prétexte que l’on commence à piocher de son vivant dans les archives sonores d’un artiste…

À l’époque de l’enregistrement de Hitchhiker, Neil a encore des cheveux et arbore un collier indien: d’ailleurs, il enfile les perles voire les pépites – cinq en forme de disques –, forcément, dans la foulée de After the Gold Rush. Enregistré en 1976 dans le sillage de Zuma, Hitchhiker rassemble en fait l’ossature de chansons qui se retrouveront plus tard au fil des plus de cinquante albums au compteur de Young. Ici, dans la formule "lonesome cow-boy" disparaissant dans le soir couchant sur sa guitare acoustique, ces démos pour la plupart mettent en exergue la voix encore jeune et claire du "crazy horse" qui révèle la beauté simple et translucide de bijoux comme Powerfinger, Ride my Llama ou Hitchhiker. Captain Kennedy dans son dépouillement rappelle le Scarborough Fair, ballade traditionnelle reprise par Simon et Garfunkel, Pocahontas le massacre des Indiens d’Amérique par celui qui s’en réclame, tandis que Campaigner évoquant la figure de Nixon (dans le sillage du Watergate) s’avère étrangement visionnaire de la part du Canadien, à voir la position pour le moins délicate de l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

Neil Young - Hitchhiker

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