Ryley Walker cherche toujours une mélodie mémorable

«Course in Fable» de Ryley Walker.

"Course in fable" du jeune Ryley Walker, offre sept morceaux seulement, mais qui s'étendent à plaisir, à la structure complexe, ornementée, parfois trop, multipliant les revirements.

Interviewé dans ces pages voici cinq ans, le encore jeune Ryley Walker – originaire de Chicago, patenté virtuose de la guitare acoustique et amoureux du skiffle britannique, a, au fil du temps, élargit son «chant» de vision musical, explorant le folk bien sûr, mais aussi le rock, le jazz ou la musique expérimentale.

Ceci au travers de collaborations notamment avec le Dave Matthews  Band dont il est grand fan. Avec neuf albums en sept années à peine, cet artiste prolifique en revient après trois ans à sa production propre sur ce «Course in Fable». Sept morceaux seulement, mais qui s'étendent à plaisir, à la structure complexe, ornementée, parfois trop, multipliant les revirements notamment sur «A Lenticular Step».

Ryley Walker - Course In Fable (Full Album)

Entre ambiance intimiste et aérienne, ce même morceau  de sept minutes s'offre une intro longue de plus de120 secondes tout comme «Pond Scum Ocean»: preuve s'il en est que ces  compositions feutrées sont d'abord l’œuvre d'un instrumentiste hors pair plutôt que d'un honnête chanteur.

Le raffinement et la délicatesse recherchés jusque dans les moindres détails (sur «Clad With Bunk» notamment) semblent avoir rendu Walker, dans son obsession du travail ouvragé, parfois oublieux d'une mélodie mémorable. Ce n'est pas le cas de «Shiva With Dustpan», dernière chanson qui s'offre enfin un vrai refrain. Trop tard? 

Album rock

«Course in Fable»
Ryley Walker

Note de L'Echo: 3/5

RYLEY WALKER interview on new album "COURSE IN FABLE", progrock, mental health and more

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