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Sigismondo d’India sort de l'ombre de Monteverdi

La soprano argentine Mariana Flores révèle le compositeur baroque. ©Jean-Baptiste Millot

L’envoûtement que procure ce double cd de "Lamenti et sospiri", on le doit au chef Leonardo Garcia Alarcón mais surtout aux deux sopranos qui en expriment toutes les subtilités: Mariana Florès et sa jeune protégée, Julie Roset.

La postérité a été injuste avec Sigismondo d’India, accordant davantage de notoriété à Monteverdi, dont il était le cadet d’une quinzaine d’années, et pourtant «son jumeau en musique», estime Leonardo Garcia Alarcón. En cette fin du XVIe siècle, charnière de la Renaissance et du baroque naissant, d’India promeut en effet un style nouveau, la monodie accompagnée, qui met en musique des poésies profanes exprimant les passions de l’âme.

Une musique d’une élégance extrême, très exigeante, «loin des frivolités de l’opéra en train de naître et qu’il faut savourer de manière presque philosophique», insiste le chef argentin, à la barre de sa Cappella Mediterranea en petite formation.

Envoûtement

Mais l’envoûtement que procure ce double cd de «Lamenti et sospiri», on le doit aux deux sopranos qui en expriment toutes les subtilités. Mariana Florès, la complice de toujours, est rejointe par sa jeune protégée, Julie Roset, révélation de l’écurie Ricercar, dans une alternance de duos et de solos d’une grâce absolue. Le mariage de leurs timbres et la complicité de leur engagement sont d’un admirable raffinement.

Album baroque

«Sigismondo d’India – Lamenti et sospiri»
Mariana Flores, Julie Roset – Leonardo Garcia Alarcón

Note de L'Echo: 5/5

D'INDIA // 'Chi nudrisce tua speme'

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