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Mode, musique, design... Comment Stromae s'est diversifié

Fin 2015, Stromae franchissait un sommet dans sa carrière en enflammant le Madison Square Garden, à New York. ©AFP

Le célèbre artiste belge en revient à la musique, après six ans de diversification créative. Un nouvel album serait en préparation.

C'est l'heure du grand come-back pour Stromae. Six ans après s'être retiré du circuit musical suite à un épuisement physique et mental lié à deux années de tournée folle, le célèbre chanteur belge fera son retour sur scène l'été prochain. D’abord au festival Werchter Boutique, le dimanche 19 juin, puis aux Ardentes, le dimanche 10 juillet.

"La créativité est toujours là, mais s'exprimera à un rythme beaucoup plus sain et reposé."
Stromae

Ce qui ne veut pas dire qu'il s'est tourné les pouces depuis pour autant. En effet, sur cette période, l'artiste a multiplié les initiatives. En commençant par accentuer la diversification entamée autour du label Mosaert, qu'il fondait dès 2009 avec son directeur artistique de frère, Luc Junior Tam, dans l'idée de garder une certaine indépendance artistique.

Une créativité multiple

L'artiste a ainsi atteint aujourd'hui la septième édition de la collection de vêtements qu'il lançait dès 2014, après avoir rencontré en 2012 la styliste Coralie Barbier, devenue depuis son épouse. À l'époque, le mot d'ordre était simple: oui, la créativité est "toujours là" post-burn out, mais s'exprimera "à un rythme beaucoup plus sain et reposé", insistait-il dans une interview en 2018.

2,5
millions d'exemplaires
Sorti en 2013, son dernier album, "Racine carrée", avait été vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires dès 2015.

Et il faut croire que l'intéressé a pris goût à cette forme de liberté nouvellement retrouvée. Jugez plutôt: en l'espace de quelques années à peine, il s'est lancé dans la décoration d'intérieur (linge de maison, vaisselle...), a dessiné une voiture électrique – limitée à 400 exemplaires – en trio avec son équipe, de même que collabore actuellement à la construction de la gare Saint-Denis Pleyel (nord de Paris) dont les travaux sont opérés par la filiale française de la société belge Besix.

Pour autant, il est difficile d'y accoler un chiffre en termes de retombées financières. Tout au plus, lit-on, dans les comptes de la structure belge chapeautant les ventes de vêtements et d'objets, que la marge brute de l'activité est relativement stable, à un peu plus de 800.000 euros ces deux dernières années. Et ce, avec une pandémie de Covid-19 qui "n'a, jusqu'à présent, pas eu de conséquences financières majeures pour l'entreprise", y évoque Paul Van Haver, de son vrai nom.

Et la musique, dans tout ça?

Côté musique, la situation est inverse avec de légères pertes d'exploitation sur les trois dernières années. C'est peut-être là l'explication du fait que, selon le magazine français Paris Match, le Belge serait en train de travailler sur un nouvel opus, dont la sortie est prévue à l'automne. Pour rappel, son dernier album, "Racine carrée", sortait en 2013, dans la foulée de l'ultra-populaire titre "Alors on danse" en 2010. Enregistré dans son grenier, il avait été vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires dès 2015.

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