Un Souchon pas que nostalgique et mélancolique

©Nathaniel Goldberg

Ce grand garçon de septante-cinq ans, eh bien, on a grandi avec ses chansons depuis au moins "Bidon" et au plus "Foule sentimentale". Et lui, comme il tient à nous le préciser, il était enfant dans les fifties et ado dans les sixties. Voici donc qu’Alain Souchon sort son premier album solo depuis onze ans: "Âme fifties".

Chez ses parents, on écoutait de la musique classique – Gabriel Fauré et Debussy par exemple – et on lisait la poésie de Ronsard. Et lui, plus tard, il s’est éclaté sur les Beatles. Ses influences culturelles émaillent des chansons comme "Debussy Gabriel Fauré", "Ronsard Alabama", "On s’ramène les cheveux". Il n’est pas que nostalgique et mélancolique, Alain Souchon. Il peut être aussi jouette comme quand il fait rimer gin fizz avec légère brise ou propose de faire l’amour dans le placard à balais.

Alain Souchon - Presque

Côté mélodies, Alain Souchon en a assumé quelques-unes et ses fils Pierre et Ours l’ont accompagné. Laurent Voulzy n’est qu’une seule fois présent comme compositeur sur "Irène", une histoire d’amour country-western qui, musicalement, est la mieux fichue de l’album. La présence d’Édouard Baer, crédité sur deux morceaux dont un ayant figuré dans la bande originale de son film "Ouvert la nuit", est pour le moins assez anecdotique. À noter que Clément Ducol (Camille, Vianny) signe les arrangements et que Maxime Le Guil (Vincent Delerm, Christophe) a assuré la réalisation de ce quinzième album.

En concert le 31 janvier 2020 à Forest National.

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