Festival XS : petits formats, grandes émotions

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Des lieux étonnants, des prestations de maximum une vingtaine de minutes, il n’en faut pas moins pour que le Festival XS fasse des adeptes du genre.

Si vous n’êtes pas habitués aux planches et au théâtre en règle générale et que vous souhaitez vous y mettre, le Festival XS aura certainement les clés pour vous y donner goût. Ces 22, 23 et 24 mars, le Théâtre National accueille le festival dans tous les recoins du bâtiment. En effet, le but n’est pas seulement de proposer des pièces ou des performances au format court, mais aussi d’investir n’importe quel endroit de l’infrastructure, tant que celui-ci est sécurisé pour le public.

Du niveau -2 et son surprenant stock des décors rempli de chaises, à la terrasse au dernier étage qui donne vue sur la Basilique de Koekelberg, les artistes et metteurs en scène se sont approprié les lieux de façon étonnante. Différents styles sont aussi abordés : théâtre d’objets, danse, marionnettes et encore plus, à vous de découvrir ! Vous faisant ainsi voyager d’une salle à l’autre mais aussi d’un univers à l’autre, le Festival XS saura vous apprendre à aborder le théâtre et à l’apprécier. Les émotions ressenties à la sortie de chaque pièce sont diverses, allant du rire aux larmes, mais sont toutes puissantes. Il ne s’agit pas ici d’une simple prestation statique comme on peut en avoir l’habitude : mais bien d’un mouvement, autant physiquement que moralement.

Une créativité infinie semble avoir été nécessaire pour mettre en place un tel festival, la singularité des prestations et le nombre de créations originales étant là pour en témoigner. Il vous faudra cependant sélectionner votre programme ( certaines prestations ayant lieu en même temps ), afin d’explorer les recoins de la folle création dont l’esprit humain est capable.

Si vous aimez le loufoque, autant vous diriger vers des pièces comme Quo Vadis ; si vous êtes plutôt tentés de vous laisser emporter dans une histoire prenante, on vous conseille Back Up. Et enfin, prestation sans doute incontournable du festival : Le Chœur d’Ali Aarrass. Farida, la sœur du belgo-marocain détenu depuis maintenant dix ans au Maroc, prête sa voix à ce combat pour la libération de son frère. Une pièce pleine de sobriété ; sans fioritures et sans verser dans le larmoyant : les faits de torture et d’injustice qu’a subi Ali, le combat de sa sœur, rien d’autre.

Trois soirées sous le signe de la découverte donc, autant de ses émotions que d’histoires fictives ou bien réelles. Mieux vaut ne pas se perdre dans les couloirs du Théâtre National, mais dans sa programmation, pourquoi pas ?

Jusqu'au samedi 24 mars, au Théâtre National de Bruxelles. 

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