"Le vent souffle sur Erzebeth"

©ALICE PIEMME

Théâtre | De Céline Delbecq, avec Charlotte Villalonga, Réal Siellez, Muriel Bersy, Julien Roy. Note: 4/5.

À l’écriture et à la mise en scène, Céline Delbecq aime scruter l’intime, de son regard exigeant, empathique, interrogateur. Après le suicide, la fin de vie, les enfants du juge, elle nous embarque pour considérer, l’espace d’une heure et vingt minutes, la folie. Erzebeth a 20 ans, elle habite dans le village de Somlyo, entre mer et montagnes. Six jours par mois, un vent violent, dévastateur souffle sur le village. Et attise les braises de l’âme ardente d’Erzebeth qui se consume d’angoisse. Celle de la mort, de la disparition, de la fin de toute chose, de la perte. "Le vent souffle sur Erzebeth" ausculte la place donnée au désordre dans nos sociétés accros aux cases, au policé, au lissé.

Théâtre

"Le vent souffle sur Erzebeth"

Note: 4/5

De Céline Delbecq Avec Charlotte Villalonga, Réal Siellez, Muriel Bersy, Julien Roy.

Au Rideau de Bruxelles.

Tout en observant au plus près l’intime: la tempête dans la tête d’Erzebeth, la façon de l’accueillir de sa maman, le lien de confiance avec le médecin. On oscille ainsi entre l’infime de l’intime et le phénoménal du sociétal. Contrairement aux dernières pièces de la dramaturge belge, la société le village est présente sur scène. C’est un chœur d’amateurs, à pied d’œuvre depuis un an.

Les compositions d’Éloi Baudimont sont jouées par cinq musiciens. Et l’histoire est racontée, avec un parti pris lyrique, par un narrateur aux airs de Monsieur Loyal. Des choix qui, de facto, mettent une distance. On voit mieux, et ce que l’on voit est très beau, très nuancé, mais on est moins pris aux tripes.

Jusqu’au 4/11 au Rideau de Bruxelles (accueilli au Marni), puis à Tournai, Charleroi, Louvain-la-Neuve, Liège. www.rideaudebruxelles.be, 02.737.16.01.

Le vent souffle sur Erzebeth (Teaser)

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